Traque des «Kulunas»: des ambassadeurs appellent au respect de droits humains

Exhibition de la Police le 4/07/2012 à Kinshasa, lors de la présentation de la nouvelle unité spécialisée à lutter contre des gangsters, communément appelé «Kuluna». Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’opération Coup de poing (ou Likofi) menée par la police contre le banditisme urbain se poursuit à Kinshasa. Lundi 9 décembre, les ambassadeurs partenaires de la RDC en matière de la décentralisation et de la réforme de la police ont souhaité que la traque des «Kulunas» se fasse dans le respect des droits humains. Ils l’ont dit au ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, lors d’une séance d’évaluation de la mise en œuvre  du processus de la décentralisation, de la réforme de la territoriale et de la Police nationale congolaise (PNC). 

«Il y a eu quelques interrogations ou rumeurs [sur ces opérations] et sur lesquelles il [M.Muyej] nous assuré que tout était fait dans le respect de la loi », a indiqué Luc Hallade, ambassadeur de France en RDC.

«On l’a invité à ce qu’il ait un maximum de vigilance, pour que notre partenariat notamment envers la police puisse aboutir à ce que les opérations nécessaires de lutte contre la criminalité soient faites dans le respect des droits de l’homme», a poursuivi le diplomate français.

Dans un communiqué conjoint publié le mercredi 27 novembre, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) avaient indiqué avoir reçu «des rapports préoccupants  faisant état de la disparition et de l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants» dans certaines communes de Kinshasa. Ces allégations coïncidaient avec le début de l’opération  «Likofi », lancée du 15 novembre 2013 au 15 février 2014, par les autorités congolaises pour lutter contre la délinquance urbaine.

Les autorités policières avaient rejeté ces allégations, indiquant plutôt que  l’opération «Likofi» consiste plutôt à arrêter des bandits et à les déférer devant la justice.

Les ONG nationales des droits de l’homme, d’ordinaire très critiques envers les autorités, ont aussi salué la traque des kulunas tout en appelant les responsables de la police à ne pas procéder à des «exécutions sommaires et extrajudiciaires» des présumés bandits.

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