RDC: les routes sont très délabrées dans l’arrière-pays

La route entre Dingi et Tshombe-Kilima dans le nord ouest du Maniema. Seuls les motos et tolekas peuvent circuler aujourd’hui sur ce tronçon, comme la plupart des routes de la province aujourd’hui. Photo: bonoboincongo.com
2010.

Le dernier périple du Chef de l’Etat dans la partie Est de la RDC a permis à la population congolaise de se rendre compte de l’état de délabrement de voies de communications de l’arrière-pays. L’axe Kisangani – Bukavu, emprunté par le chef de l’état en est une illustration. D’autres axes sont en état déplorable comme Kinshasa – Lubumbashi en passant par le Bandundu et les deux Kasaï. Dans la partie nord de l’Equateur, plusieurs routes ont même disparu de la carte.

Les infrastructures routières en RDC se dégradent de plus en plus. Le Chef de l’Etat Joseph Kabila a palpé du doigt cette réalité entre Kisangani et Bukavu, via plusieurs localités de la Province Orientale et du Nord-Kivu. De gros bourbiers gênent la circulation à différents endroits.

Dans le Bandundu, le tronçon compris entre Mongata et Bandundu-ville semble abandonné. Mais le coordonnateur principal de la cellule de gestion du Projet d’entretien et de réhabilitation des infrastructures routières en RDC et d’amélioration de l’assainissement urbain à Kinshasa (Parau) assure que ses services sont sur place et tiennent trois ateliers mécanisés.

La nationale n°2 étant impraticable entre Mbuji-Mayi et Kabinda au Kasaï-Oriental, les voyageurs doivent faire un long contour en passant par la cité de Ngandajika. Le tronçon Kabeya-Kamwanga et le lac Mukamba offre aussi un spectacle désolant. Les travaux de réhabilitation lancés le 2 février dernier, pour une valeur de 3 millions de dollars américains, n’ont toujours pas abouti.

La même situation concerne l’axe Kisantu – Kimvula (200 Km) au Bas-Congo. Les travaux de réhabilitation, lancés par le Président Joseph Kabila en 2005, n’ont jamais pris fin. Pendant cette saison de pluies, les véhicules s’embourbent davantage surtout à partir de Ngidinga, comme c’est le cas d’ailleurs sur les axes Kimvula – Seke -Banza et Boma – Moanda.

Au Katanga, la route Kabondo-Dianda et Bukama laisse à désirer. Pour relier, Kamina à Kabongo, il faut affronter plus de vingt bourbiers.

A l’Equateur, il faut deux semaines pour parcourir les 220 km entre Gemena et Zongo. Et entre Dongo et Enyele, la route n’existe même plus. Même chose pour l’axe Kindu – Pangi au Maniema, surtout à partir de Sabiaso. Les ponts sont devenus dangereux  sur les routes Kindu –Kibombo et Kindu –Punia.

Ce tableau sombre concerne également les voiries urbaines. C’est le de Goma, Kisangani, Mbandaka et Kindu, notamment dans la commune d’Alongoli. A Gemena, les herbes envahissent les avenues, tandis qu’à Zongo, plusieurs têtes d’érosion menacent l’avenue Mobutu. La ville de Lisala est en train d’être coupée en deux par une grande érosion. Les érosions ont également coupé la route entre les communes Dibumba 1 et 2 à Tshikapa au Kasaï-Occidental.

Les infrastructures routières en RDC se dégradent davantage suite à l’absence d’entretien, à la mauvaise gestion des outils et des fonds et à l’impunité dont bénéficient les entreprises qui réalisent mal ces travaux et d’éventuels détourneurs des fonds destinés à ces travaux.

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