Le général Sikabwe exige la fermeture de certains camps des déplacés en Ituri

Des déplacés de Mugunga au Nord-Kivu, 24/02/2011.

Les sites des déplacés de guerre doivent être fermés au Sud du territoire d’Irumu, en Ituri (Province Orientale), a recommandé mercredi 2 avril le commandant de la zone opérationnelle des Forces armées de la RDC (FARDC), général Fall Sikabwe. Selon lui, ces sites hébergent des miliciens armés de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de Cobra Matata, qui commettent des exactions contre les populations. Allégation réfutée par les notables de cette zone et les humanitaires, qui déclarent que le retour des déplacés dans leurs milieux d’origine doit être volontaire.

Parmi les sites visés par le commandant des FARDC en Ituri, il y a notamment ceux de Lagabo et de Soke qui comptent plus de quarante mille déplacés.

Il justifie sa démarche visant la fermeture de ces sites par l’attaque dans la nuit de dimanche à lundi derniers du village de Lagabo, à une trentaine de kilomètres au Sud de Bunia, par des hommes armés identifiés aux miliciens de la FRPI.

Le général Fall Sikabwe soutient que les assaillants étaient venus du site de déplacés de Soke:

«Les miliciens qui ont attaqué Lagabo viennent du camp des déplacés de Soke. Donc, les miliciens vivent à l’intérieur des camps des déplacés. Nous sommes en train de voir avec le commissaire de district comment disloquer tous ces camps-là.»

Selon lui, ces sites doivent être fermés et les déplacés doivent retourner dans leurs villages d’origine, qui sont déjà pacifiés depuis plus de six mois.

Les notables de Walendu Bindi déclarent au contraire qu’il n’y a pas de miliciens dans les camps de déplacés. Ils plaident plutôt pour un déploiement militaire Soke et ses environs afin de sécuriser les déplacés.

«Les miliciens sont sur la colline. C’est de là qu’ils viennent faire des gaffes à Soke. Alors, il n’a pas de raison de fermer le site [des déplacés] de Soke», a affirmé le président de ces notables, Chysanthe Akobi.

Pour certains humanitaires qui ont requis l’anonymat, le retour des déplacés ne doit pas être forcé. Ce qui serait une violation des principes humanitaires sur la protection des civils.

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