Sud-Kivu: affrontements entre FARDC et Maï-Maï Yakutumba à Misisi

Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.

De violents combats ont opposé tôt ce mardi 8 avril matin les FARDC aux éléments du groupe Yakutumba dans la localité de Misisi au sud d’Uvira (Sud-Kivu). Le bilan reste controversé. Selon le commandant du 1012e régiment des FARDC à Lulimba, le bilan provisoire est de six morts, dont deux militaires. De leur côté, les Maï-Maï parlent de treize morts, dont quatre miliciens.

Les combats ont duré plus de trois heures depuis 5 heures locales à Misisi. Selon le commandant du 1012e régiment FARDC, le colonel Joseph Mitabu, les assaillants sont sortis de la forêt de Ngandja, vêtus de peaux d’animaux et des branches d’arbres, et scandant des chants de guerre. Ils ont attaqué une position des FARDC à Misisi.

Ils avaient pour objectif de prendre le contrôle des localités de Kachemba, Misisi et Lulimba en vue de forcer les négociations avec le gouvernement central pour leur intégration dans l’armée, d’après la même source.

Ces assaillants ont été repoussés, au terme de ces combats qui ont fait six morts dont quatre assaillants, selon le commandant du 1012e régiment des FARDC à Lulimba. Parmi les quatre militaires blessés figure lui-même le colonel Joseph Mitabu et un major de l’armée régulière.

De son côté, le porte-parole du groupe Yakutumba, Pacifique Mutiki, a avancé un bilan de treize morts, dont quatre miliciens et sept blessés, dont deux miliciens.

Pacifique Mutiki a par ailleurs affirmé que son groupe avait été attaqué le premier lundi soir au village Akyo’a, dans la forêt de Ngandja. Quatre unités FARDC ont tenté de prendre en tenaille l’état-major de Yakutumba, selon lui, lorsque ce dernier a riposté jusqu’à Misisi.

Malgré cette provocation des FARDC, a-t-il poursuivi, le groupe Yakutumba n’a pas changé sa position en faveur du processus de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des groupes armés. Il a affirmé que son groupe occupait toujours la localité de Misisi.

Pour sa part, la société civile locale a confirmé que les FARDC contrôlaient  la situation sur le terrain.  Et cet après-midi, selon la même source, la population encore paniquée a commencé à sortir de sa cachette.

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