RDC: des expulsés de Brazzaville souhaitent regagner leurs provinces d’origine

Des familles refoulées de Brazzaville cherchant à rejoindre leurs proches le 24/04/2014 à l’entrée principale de l’ex- port Onatra à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les Congolais expulsés de Brazzaville, regroupés actuellement au stade Cardinal Malula à Kinshasa et originaires des autres provinces de la RDC, souhaitent regagner leurs milieux d’origine. Ils sont pour la plupart originaires de l’Equateur et du Bas-Congo. Ces expulsés demandent au gouvernement de leur donner les moyens de transport pour faciliter leur retour dans leurs provinces d’origine.

« Que l’Etat s’occupe de nous qui venons de loin. Qu’il nous trouve une solution pour retrouver nos familles, nous n’avons rien ici. Tout ce qu’on avait d’important est resté à Brazzaville. Nous n’avons plus rien et nous ne savons comment vivre », a confié à Radio Okapi l’un de ces expulsés.

Plusieurs expulsés sont originaires de Gemena, Libenge, Zongo et Boende dans la province de l’Equateur. Ils étaient entrés au Congo Brazzaville par les villes d’Oyo, Impfondo et Bétou en traversant la rivière Ubangui.

« J’avais pris le convoi de Lilanga jusqu’à Oyo avant de descendre à Brazzaville en visite chez mes deux fils. J’ai fini par rentrer à cause de tous ces événements … », a expliqué un expulsé originaire de Gemena.

Ces expulsés qui déplorent les conditions de vie au site d’accueil aménagé au stade Cardinal Malula proposent au gouvernement de mettre à leur disposition un bateau ou un avion pour regagner leurs provinces d’origine.

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Alors que ces expulsés souhaitent rentrer chez eux, d’autres ressortissants de la RDC continuent d’arriver à Kinshasa, trois semaines après le début de l’opération d’expulsion « Mbata ya mikolo » (en français, « gifle des aînés »).

Selon le gouverneur de Kinshasa, environ 40 000 ressortissants de la RDC ont déjà été expulsés de Brazzaville. Une situation qui inquiète des ONG. Ces dernières déplorent notamment la manière utilisée par la police de Brazzaville pour refouler ces personnes.

La Voix des sans voix, par exemple, demande la mise en place d’une commission mixte d’enquête sur les conditions d’expulsion de ces Congolais.

A en croire cette ONG, les informations en sa possession font état de traitements cruels, inhumains ou dégradants et de tortures.

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