17 ans après la révolution du 17 mai, la RDC dédie cette journée aux FARDC

Armes à main, les militaires de Fardc concentrés lors du défilé du 30 juin 2010. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

De 17 mai 1997 au 17 mai 2014, cela fait 17 ans que le feu président Laurent-Désiré Kabila, à la tête de l’Alliances des forces démocratiques pour la libération  (AFDL) du Congo, renversait son prédécesseur, le feu président Joseph-Désiré Mobutu, prenant le pouvoir. Mzee Kabila était parvenu, en deux mois, à prendre le contrôle de la capitale kinoise, après avoir traversé le pays depuis la province du Nord-Kivu. En 2014, le gouvernement dédie cette «révolution» aux Forces armées de la RDC (FARDC).

Au cours de la journée déclarée chômée et payée dans tous le pays, un culte d’action de grâce est prévu ce samedi 17 mai à Kinshasa.

17 ans plus tôt, les troupes de l’AFDL avaient fait officiellement leur entrée triomphale à Kinshasa, accueillies à certains endroits par les acclamations de la population.

Dans certains quartiers de la commune de Ngaliema par exemple, plusieurs habitants terrés chez eux suite aux coups de feu tirés par des militaires de l’ancien régime du Président Mobutu en débandade, redoutaient ce que leur réservaient les nouveaux venus.

Finalement, la ville est tombée sans combats, à la satisfaction des Kinois et de la communauté internationale qui redoutaient le pire.

Quelques heures plus tard, Laurent-Désiré Kabila s’adressait à la population à partir de Lubumbashi, annonçant sa prise de pouvoir et se proclamant le nouveau président de la République Démocratique du Congo.

Il redonnait ainsi, de facto, au pays le nom qu’il portait après son accession à l’indépendance.

Les anciens militaires et policiers sous le régime Mobutu étaient ensuite invités à déposer leurs armes et à se soumettre aux nouvelles autorités.

La veille, le Maréchal Mobutu, alors président de la République du Zaïre, avait discrètement quitté la capitale, escorté par quelques membres de sa garde rapprochée pour la province de l’Equateur, avant de rejoindre le Maroc, où il est mort quelques mois plus tard.

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