Katanga: les déplacés réclament la présence de la Monusco à Mitwaba

Martin Kobler, le chef de la Monusco en train de discuter avec une famille qui a fui la violence des miliciens à Pweto, province du Katanga. (Février 2013)

Le président des déplacés de Mitwaba (Katanga), Désiré Kabila Kazadi, appelle la Monusco à s’installer dans ce territoire pour faciliter la reddition des combattants Maï-Maï. Pour lui, les personnes qui ont fui l’activisme des miliciens dans ce territoire ne peuvent pas retourner dans leurs villages tant que ces combattants n’auront pas désarmé.

« Le problème qui nous oblige à ne pas retourner dans nos villages, c’est d’abord l’homme-là Gédéon [chef d’une milice accusée de nombreuses exactions, ndlr] qui n’est pas encore sorti. Il sillonne toujours en brousse. On a peur de rentrer. Une fois qu’il se rend alors nous allons retourner », affirme le président des déplacés de Mitwaba.

Désiré Kabila Kazadi indique qu’au cours de ces quatre dernières années, les habitants de Mitwaba se sont souvent déplacés pour fuir l’insécurité causée par des miliciens.

« Le 4 décembre 2011, nous avons fui. Nous sommes retournés dans nos villages en août 2013. Après seulement 3 mois, il y a eu encore l’incendie de nos maisons. Nous avons encore fui jusqu’à présent », explique la même source.

Le président des déplacés de Mitwaba appelle donc à un déploiement de la Monusco pour faciliter la reddition des miliciens afin de permettre le retour des déplacés.

En juin dernier, le chef milicien Kyungu Mutanga alias Gédéon a déclaré qu’il pourrait se rendre à la Monusco si celle-ci était présente à Mitwaba ou à Pweto. C’est l’administrateur du territoire de Mitwaba, Donatien Ngoy Kasongo qui l’a fait savoir aux membres de la délégation de la Monusco de Lubumbashi en mission à Mitwaba Centre.

Le territoire de Mitwaba ainsi que ceux de Pweto et Manono (Katanga) sont surnommés « Triangle de la mort », à cause des exactions qui y sont commises par les combattants Maï-Maï du groupe de Gédéon et les Maï-Maï Bakata Katanga. Plusieurs milliers de personnes ont fui cette partie du Katanga.

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