La RDC n’est pas prête à accueillir Fidèle Babala, estime le MLC

Le député congolais Fidèle Babala, poursuivi par la CPI pour subornation de témoins dans le cadre de l’affaire Jean-Pierre Bemba (Photo CPI).

La République démocratique du Congo n’est pas prête à accueillir le député Fidèle Babala, détenu à la Cour pénale internationale (CPI) depuis novembre 2013. Le secrétaire général adjoint du Mouvement de libération du Congo (MLC), Me Alexis Lenga wa Lenga, l’a affirmé samedi 12 juillet dans une interview accordée à Radio Okapi. Il réagissait au refus de la Haye d’accorder la liberté provisoire à Fidèle Babala, Aimé Kilolo Musamba et Jean-Jacques Mangenda Kabongo, tous membres de ce parti d’opposition cher à Jean-Pierre Bemba.

Aux dires de Me Alexis Lenga wa Lenga, cette décision de la Cour n’a pas tenu compte du fond de l’affaire, mais elle ne s’est limitée qu’à la forme, faisant ainsi allusion à la question de pays d’accueil en ce qui concerne le député Babala.

Dans une audience publique tenue vendredi 11 juillet devant la CPI, la juge présidente dans cette affaire, Sanji  Mmasenono Monageng, a lu un résumé d’arrêts, expliquant que la Chambre d’appel avait décidé, à la majorité de ses cinq juges, de rejeter les motifs d’appel présentés par les trois suspects.

La chambre préliminaire de la CPI a déjà refusé, jeudi 5 juin, d’accorder la liberté provisoire au député du MLC Fidele Babala. Selon les juges de cette chambre, la liberté de ce député risquerait d’influer sur les témoins dans l’affaire de l’ancien vice-président de la République incarcéré à la Haye pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Centrafrique.

Mais Me Alexis Lenga wa Lenga soutient le contraire :

« Ce n’est pas par le fond du dossier mais c’est par le fait qu’une fois la liberté accordée, il ne pourra pas revenir ici, donc on n’a pas accordé son accueil ici. Il ajoute par ailleurs que cette décision de la chambre d’appel n’a aucune incidence sur le déroulement du procès du Sénateur Jean Pierre Bemba ».

Il a indiqué que Fidèle Babala devrait bénéficier de cette liberté étant donné que la RDC avait émis des observations favorables.

« Il était question que la mise en liberté soit accordée au premier degré. Il a été demandé à la RDC de donner ses observations. C’est ce qui a été fait. Je dois rappeler que la ministre de la Justice, a le 8 janvier, émis des observations très favorables pour la libération provisoire de Fidèle Babala », a déclaré Me Alexis Lenga wa Lenga.

Il dit ne pas comprendre qu’une « autre autorité aie fait une autre observation ».

« Curieusement, une autre autorité fait une autre observation comme quoi Fidèle Babala ne devrait pas être libéré. Celle-ci a estimé que sa présence allait occasionner du désordre et continuer à subordonner les témoins », a-t-il ajouté.

Quatre Congolais avaient été arrêtés par la CPI entre le 23 et 24 novembre pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire qui oppose la procureure, Fatou Bensouda, à l’opposant congolais, Jean-Pierre Bemba Gombo :

  • le secrétaire général-adjoint, Fidèle Babala
  • le conseil principal de Bemba, Aimé Kilolo Musamba,
  • un membre de l’équipe de la défense de Bemba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo
  • et un témoin cité à comparaître par la défense Narcisse Arido.

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