Katanga : la Société civile du Tanganyika accuse les forces de sécurité de tracasseries

Les motards et leurs passagers ne portent presque jamais de casque. Ils roulent ainsi sous le nez et la barbe des officiers de police de circulation routière.

La société civile du Tanganyika (Socitang), dans le Katanga, accuse les forces de sécurité d’être la source de plusieurs cas de tracasseries. L’armée, de son côté, dédouane ses hommes et pointe du doigt la Police de circulation routière (PCR). Quant à la police, elle dit poursuivre ses enquêtes avant de se prononcer sur ces allégations de tracasseries.

Selon Modeste Kabazi, porte-parole du cadre de concertation de la Socitang les auteurs de ces tracasseries sont aussi bien des éléments de l’armée, de la police, que de l’Agence nationale des renseignements (ANR).

«Par exemple, à la barrière de Kachelewa, tout motocycliste, tout véhicule qui passe doit laisser 2 000 francs congolais (2,20 dollars américains). La police, l’armée, l’ANR, c’est ce qu’on retrouve là-bas. Ici, dans le centre-ville, en plus de la PCR, on retrouve ce qu’on appelle communément le Bureau 2, des agents qui sont en tenue civile et qui tracassent les motards», a-t-il expliqué.

La 61e brigade des Forces armées de la RDC (FARDC) rejette les accusations portées sur ses hommes, affirmant que ces tracasseries sont plutôt l’œuvre de la police de circulation routière.

«Bien sûr, nous sommes informés de ces tracasseries au village Kachelewa. Toutefois, nous sommes surpris qu’on accuse les FARDC et l’ANR. Nous, nous avons démantelé toutes ces barrières. C’est plutôt la PCR qui exigeait 2 000 francs», a affirmé le colonel Stanislas Kabezya, commandant de cette brigade.
L’armée, la police et l’ANR sont régulièrement accusés de tracasseries.

Au Sud-Kivu, un bataillon spécial des FARDC avait été accusé début juillet d’avoir installé deux barrières dans les villages de Magoba et Gahira, pour rançonner la population.

Interrogé, leur commandant avait affirmé qu’il est difficile de mettre fin à cette pratique, ses éléments dépendant de cette perception pour leur survie.

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