Walikale : la société civile exige la libération de ses membres arrêtés depuis une semaine

Jeunes homme armées dans le Nord-Kivu.

Le premier vice-président et le premier rapporteur la société civile de Walikale ont été arrêtés depuis une semaine dans ce territoire du Nord-Kivu. Ils sont accusés d’incitation à la révolte et de complicité avec les Maï-Maï de Cheka. Dans un mémorandum adressé à l’administrateur du territoire le 26 juillet dernier, d’autres organisations citoyennes de ce coin exigent leur libération sans conditions.

Pour le Bureau d’étude, d’observation et de développement du territoire de Walikale (Bedewa), ces membres de la société civile doivent immédiatement être relâchés, car il s’agit d’une arrestation arbitraire.

« Donc, tous ceux-là qui osent lever leurs petits doigts pour dire un mot sur la situation de Bisié sont aujourd’hui menacés d’arrestation arbitraire par ceux-là qui s’adonnent à cette sale besogne. Nous voulons demander à l’autorité, en commençant par l’administrateur du territoire de Walikale, à bien s’investir dans cette question et arrêter cette série d’arrestations arbitraires », a déclaré Prince Kihangi, secrétaire exécutif de Bedewa.

Il affirme que les organisations de la société civile avaient demandé des enquêtes et non des arrestations arbitraires.

« Ca, ce ne sont pas des enquêtes que nous avons demandées. Là, on est en train de procéder à des arrestations arbitraires. On est curieux de voir que ce sont les acteurs de la société civile qui sont les premiers à être poursuivis par les services de sécurité », a ajouté Prince Kihangi.

Le 16 juillet dernier, les Maï-Maï Cheka avaient pillé les installations de la société minière “Mining and processing Congo”, MPC à Bisié.

Pour l’administrateur du territoire de Walikale, Marie Bangwene, il ne s’agit pas d’arrestations arbitraires.

Elle a précisé qu’il y a de lourdes charges qui pèsent contre les personnes arrêtées.

Six personnes sont déjà interpellées dont le président délégué général de Bisié et 3 creuseurs artisanaux, dans le cadre des enquêtes sur l’attaque contre MPC, affirme la police locale.

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