Le parti Mir condamne les actes de vandalisme à Kinshasa

Un container incendié au campus de l’Université de Kinshasa, lundi 19 janvier, lors de la manifestation des étudiants contre l’adoption d’une nouvelle loi électorale en RDC.

Le Mouvement des indépendants réformateurs (Mir) condamne les actes de vandalisme perpétrés lundi 19 janvier à Kinshasa surtout sur les bus Transco. Tout en demandant aux Kinois de se rappeler leur calvaire en matière de transport en commun et les conséquences de pillages des années 90, le président de ce parti de la Majorité présidentielle (MP) estime que la justice doit s’occuper des commanditaires de ces actes.

Le leader du Mir, Stanley Mbayo, appelle la population de Kinshasa au bons sens:

«C’est déplorable ce qui s’est passé, parce que vous voyez il y a très longtemps que nous avons eu le transport en commun [à Kinshasa, depuis la faille des sociétés publique comme City Train et Stuc]. Il y a eu beaucoup d’efforts qui ont été consentis, beaucoup de sacrifices. Aujourd’hui, on peut quitter Masina jusqu’en ville, près de 30 Km à 500 francs congolais (0,5 dollar). Et si l’on doit casser ces bus-là Transco, ce sont des actes de vandalisme et c’est très très regrettable !»

Il a par ailleurs condamné les scènes de pillages perpétrés dans certains quartiers de la ville. «Le tissu économique ici est détruit depuis 1990-94. Nous avons connu des pillages et nous devrions tirer les leçons de ces pillages-là. Ce n’est pas comme ça qu’on peut jouer en démocratie », a-t-il rappelé.

Les commanditaires de ces actes étant connus, la justice doit faire son travail, a-t-il poursuivi, appelant les acteurs politiques à mesurer leurs réactions.

A ce sujet, Stanley Mbayo dit saluer la position d’«un grand parti tel que l’UDPS qui s’est désolidarisée de cette démarche [manifestations de rue contre le projet de révision de loi électorale]. L’UDPS demande un dialogue. Voilà comment on agit en politique.»

Certains opposants avaient appelé à manifester contre la loi électorale, adoptée samedi 17 janvier à l’Assemblée nationale et en examen au Sénat. Plusieurs activités ont été perturbées dans la ville de Kinshasa lundi alors que des heurts violents entre policiers et manifestants ont été signalés dans plusieurs quartiers.

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