Elections provinciales: les candidats ne se bousculent pas à Kinshasa

Des opposants et des journalistes le 5/9/2011 à Kinshasa, lors du dépôt de la candidature d’Etienne Tshisekedi pour la présidentielle 2011, devant le bureau de réception, traitement des candidatures et accréditation des témoins et observateurs de la Ceni à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Lancée depuis plus d’une semaine, l’opération de dépôt des candidatures pour les élections provinciales se poursuit timidement à Kinshasa. Les candidats ne s’empressent pas. Au bureau de réception et de traitement des candidatures de la place YMCA à la commune de Kalamu par exemple, la première candidature a été enregistrée dimanche 26 avril.

Le premier dossier déposé dimanche à Kalamu est celui d’un membre du parti Républicain chrétien (PARC), une formation politique membre de la Majorité présidentielle. Il a fallu attendre onze jours après le lancement de l’opération de dépôt des candidatures pour voir le dossier enregistré sous le numéro oo1 dans ce bureau de la Place YMCA.

«Dans ce bureau, on n’a pas trouvé un autre dossier avant nous. Nous sommes le premier à déposer. PARC était organisé pour ça. Je pense que c’est ce que les autres partis sont en train de faire. A partir de demain, il y aura certainement un deuxième dossier, un troisième dossier et ainsi de suite», explique Arthur Sedea, le président du PARC.

D’après les agents de la Ceni trouvés sur place, les partis politiques se sont attelés les dix premiers jours de cette opération à retirer les formulaires des candidatures.

«Tout ce que je peux dire par expérience, les Congolais aiment arriver en retard et se bousculer à la fin. Je pense que la Ceni sera en mesure d’accueillir tout le monde dans de bonnes conditions», espère Arthur Sedea.

A neuf jours de la clôture du dépôt des candidatures, de nombreux partis politiques de l’opposition continuent de conditionner leur participation aux élections provinciales, municipales et locales.

Ils posent un certain nombre de préalables notamment: le réaménagement du calendrier électoral, le décaissement des fonds nécessaires pour organiser les élections et une enquête internationale et indépendante sur l’affaire fosse commune de Maluku.

Le Congrès national congolais, un parti de la Majorité présidentielle, avait qualifié cette demande d’anticonstitutionnelle et d’anti-démocratique estimant que le calendrier électoral est une prérogative exclusive de la Ceni.​

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