Kinshasa: la NSCC demande à Fernandez Murhola de démissionner de la CNDH

Jonas Tshiombela à Radio Okapi/Kinshasa.

Le coordonnateur de la Nouvelle Société civile du Congo (NSCC), Jonas Tshiombela dénonce «la politisation de la de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)». Lors d’une conférence de presse animée mardi 12 mai à Kinshasa, il a exigé la démission de son collègue défenseur des droits humains Fernandez Murhola de cette institution d’appui à la démocratie. De son côté, le président de la CNDH, Mwamba Mwamous, invite toutes les composantes de la société civile à s’unir pour donner sa chance à cette nouvelle institution.

Réagissant à la composition de la Commission nationale des droits de l’homme Jonas Tshiombela s’est déclaré déçu par « la manière partisane» dont cette commission a été mise en place:

«La commission a été mise en place. Elle a établi son règlement intérieur. Du coup, on vient d’avoir un bureau de cette commission, qui est encore une fois de plus partisan, c’est-à-dire politique, qui est animé maintenant par un acteur politique bien connu sur la place politique de ce pays.»

Jonas Tshiombela s’interroge sur le rôle réel que va jouer cette structure sur la promotion et la défense des droits et libertés des citoyens en RDC.

«Pour toutes ces raisons, nous avons demandé à un de nous –en qui nous nous reconnaissions à un certain moment, Monsieur Fernandez Murhola– de démissionner de cette commission partisane […] pour préserver l’image des défenseurs des droits de l’homme», a affirmé le coordonnateur de la NSCC.

«La CNDH est plurielle»

De son côté, le président de la Commission nationale des droits de l’homme invite toutes les composantes de la société civile à l’unité pour donner sa chance à cette jeune institution. Mwamba Mwamous affirme ne pas comprendre pourquoi son bureau est qualifié de partisan alors que sa composition a été faite conformément à la loi qui la régit:

«L’article 14 [de la loi sur] la CNDH détermine bien la représentativité des forces sociales engagées dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Et ces forces sociales sont : ONGDH, ordres professionnels, les syndicats, les universitaires, les confessions religieuses, bref la CNDH est plurielle. »

Pour comprendre le processus de désignation et de choix des membres de la CNDH, il recommande de se référer à l’article 16 de la même loi. «La manière dont on a obtenu les neuf membres était conforme à la loi. Je ne vois pas là où le processus est biaisé pour qu’on parle de ‘partisan’», a soutenu Mwamba Mwamous.

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