Bas-Congo: le projet de fonderie d’aluminium dépend de la construction d'Inga III

Vue sur la centrale Inga 2 depuis le haut du barrage, les conduites à droite, les transformateurs à gauche (SNEL), 2005.Vue sur la centrale Inga 2 depuis le haut du barrage, les conduites à droite, les transformateurs à gauche (SNEL), 2005.

Vue sur la centrale Inga 2 depuis le haut du barrage, les conduites à droite, les transformateurs à gauche (SNEL), 2005.

BHP Billiton tient à implanter sa fonderie d’aluminium au Bas-Congo. Le ministre de l’Energie, Gilbert Tshiongo, a ainsi renouvelé le protocole d’accord signé entre le gouvernement de la RDC et l’entreprise minière BHP Billiton en 2006.

L’accord initial entre les deux parties avait été signé pour cinq ans, soit de 2006 à 2011. Le directeur de cabinet au ministre de l’Energie, Vika Di Panzu, explique pourquoi il a été prolongé:

«Le premier protocole d’accord avait été signé en 2006 en espérant que dans les cinq ans qui allaient venir,  la centrale Inga III allait être construite ainsi que la fonderie d’aluminium. Etant donné que BHP Billiton demeure constant dans sa demande d’énergie, reste déterminée à faire son usine d’aluminium, il fallait maintenant prolonger la durée de validité du premier protocole d’accord de 2006.» 

Concernant la fonderie d’aluminium, le ministre de l’Energie a affirmé, dans un communiqué, que le coût du projet s’élève à 6 milliards de dollars américains.

Ce projet, selon lui, pourrait générer 1500 emplois directs et indirects et favoriser l’éclosion des petites et moyennes entreprises congolaises.

BHP Billiton a besoin d’environ 1600 Méga watt pour la matérialisation de son projet, a précisé Vika Di Panzu:

«L’aluminium consomme beaucoup d’énergie électrique pour son raffinage. Et la fonderie d’aluminium, sa demande est de 1600 Mégawatts. 1600 Mégawatts, c’est au-delà des possibilités actuelles de Inga I et Inga II. Donc, la seule possibilité réside dans la construction de la centrale  Inga III.»

Des sources proches de ce ministère annoncent que la construction d’Inga III, d’une capacité de 3000 MT, pourrait débuter en 2014.

Le surplus d’énergie fourni pourrait être écoulé en partie sur la ville de Kinshasa et l’autre partie permettrait de soutenir la croissance des entreprises minières du Katanga à l’horizon 2020, selon les mêmes sources.

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