Des milliers de Congolais réunis au Heysel pour un ultime hommage au vieil opposant Tshisekedi

Plusieurs milliers de Congolais de la diaspora vivant en Belgique, en Europe et même au Canada se sont rassemblés dimanche après-midi sur le plateau du Heysel pour rendre un dernier hommage à l'opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé mercredi à Bruxelles à l'âge de 84 ans.

Cette veillée funéraire - la troisième et ultime après celles de vendredi et de samedi - se déroulait dans le palais 2 du parc des Expositions de Bruxelles dans une ambiance typiquement congolaise, faite de bousculades à l'entrée, de joyeux désordre à l'intérieur, sur fond de discussions sur la situation politique en République démocratique du Congo (RDC), avec un orchestre jouant de la rumba et un public chantant en lingala (la langue parlée dans une bonne partie du pays), et même parfois dansant, a constaté l'agence Belga.

Certains portaient des t-shirts blancs ornés d'une photo du "Sphinx de Limete" (l'une des communes de Kinshasa, la capitale congolaise, le bastion de son Union pour la Démocratie et le Progrès social, UDPS) et de la mention "Tshisekedi président" ou "RIP 1932-2017" en référence aux années de naissance et de décès de l'opposant historique.

Le public, "chauffé" par un partisan du "Lider Maximo", n'hésitait pas à reprendre en cœur le nom du défunt.

La dépouille de M. Tshisekedi décédé à l'âge de 84 ans des suites d'une embolie pulmonaire à la clinique Sainte-Elisabeth à Uccle, était exposée dimanche, contrairement aux jours précédents, sur une scène surélevée, entourée de couronnes de fleurs et de portraits du défunt, le montrant coiffé de son éternelle casquette.

Plusieurs responsables politiques belges étaient présents au Heysel, comme le ministre d'Etat Herman De Croo (Open Vld) - un grand connaisseur du Congo -, les présidents du PS et du cdH, Elio Di Rupo et Benoît Lutgen, ainsi que l'ancienne ministre francophone Joëlle Milquet et le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS).

Plusieurs responsables de l'UDPS - le principal parti d'opposition au président congolais Joseph Kabila - avaient fait le déplacement de Kinshasa, tout comme la famille "biologique" de M. Tshisekedi, ainsi que l'ancien ministre congolais Olivier Kamitatu Etsu, l'un des membres de la plate-forme d'opposition G7 - dont les sept partis ont rompu en 2015 avec le président Joseph Kabila.

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