Le Potentiel : « Déroute du M23 : la main invisibe de Londres et Washington »

Un campement des FARDC à Kibati Goma, au Nord-Kivu.

Revue de presse kinoise de mardi 5 novembre 2013.

Les journaux parus ce mardi 5 novembre consacrent la majeure partie de leurs colonnes à la reprise des derniers bastions du M23 par les Forces armées de la RDC (FARDC).

Dans sa machette, Le Potentiel titre : « Déroute du M23 : La main invisible de Londres et Washington ».

En moins d’une semaine, les forces armées de la RDC, appuyées par les éléments de la brigade spéciale d’intervention des Nations unies, ont délogé les rebelles du M23 des positions stratégiques qu’ils occupaient dans les territoires passés sous leur contrôle depuis plus d’une année. Pour un mouvement rebelle qui a résisté pendant longtemps à plusieurs assauts des FARDC, il y avait de quoi se poser des questions, écrit le journal.

Cette facilité avec laquelle les forces armées de la RDC ont défait les rebelles du M23 a suscité des interrogations dans certains milieux.
Et ces interrogations trouvent des réponses avec un peu de recul que prend le quotidien. Et à l’arrivée, le tabloïd fait savoir que la déroute du M23 est le fait d’une forte pression diplomatique exercée particulièrement sur le Rwanda, principal soutien du M23.

« La pression a été telle que les chefs de la diplomatie américaine et britannique ont personnellement intimé l’ordre au président rwandais, Paul Kagame, de ne pas venir en renfort au m23. C’est la preuve qu’une nouvelle dynamique s’installe désormais dans la région des grands lacs », explique Le Potentiel.
Citant le journal britannique, Daily Telegraph, Le Potentiel poursuit : « le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, et son homologue britannique, William Hague, ont eu Kagame au téléphone séparément dans la journée du vendredi 25 octobre 2013, lui intimant l’ordre de ne pas mettre ses troupes en mouvement pour venir en renfort au M23. D’après le journal, William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, a été le premier à appeler Paul Kagame, suivi dans la journée par John Kerry, secrétaire d’Etat américain ».

La Prospérité se demande sur le fil de son rasoir si c’est le Début de la fin ?

Battus à plate couture, les rebelles du M23 sont cuits. Ils ont littéralement échoué dans leur aventure. Dès le départ, ils rêvaient d’une chute brusque et brutale du régime Kabila, en développant des revendications à l’échelle nationale. Mais, la CIRGL les en avait dissuadés, écrit le journal.

Puis, ils sont restés cantonnés sur des questions de l’accord conclu, un certain 23 mars 2009, avec le CNDP. Plus tard, ils ont changé de nature d’exigence. Il fallait ainsi que le gouvernement s’engage, par exemple, à rapatrier les FDLR, avant qu’ils ne s’embarquent, eux, dans le bateau du processus de paix. A un moment donné, c’était la question de l’amnistie collective collée à celle de l’intégration dans les FARDC des éléments issus de cette rébellion qui posait problème, poursuit le tabloïd.

Mais, enfin, le M23 multipliait des alibis dans tous les sens, y compris le montage des attrapes nigauds visant la remise en cause de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire. Heureusement qu’un beau jour, Kinshasa en était exaspéré et a mis fin à ces vélleités, conclut le journal.

Est pris qui croyait prendre. La cartouche de Bisimwa déjouée. Tenda-Bweza et la colline de Mbuzi aux mains des FARDC, note pour sa part L’Avenir qui se moque du M23.

Dans ses colonnes, on peut lire : « Il vaut mieux ne pas commencer que de commencer pour mal finir. Le Mouvement du 23 mars, dont les combattants restants sont confinés sur quelques collines à la frontière avec les pays de leurs instigateurs, à savoir le Rwanda et l’Ouganda, a commencé par pilonner, depuis 7 heures 30 locales, la cité de Bunagana située à 28 km au Nord de Goma (Nord-Kivu) ». Une offensive mal lancée, commente le quotidien.

Révoltées par cette énième fourberie de ces hommes qui ont une boule de granit à la place du cœur, les FARDC ont contrattaqué, poursuit le journal. Bonne nouvelle écrit le quotidien: depuis 13 heures 03’, heure locale ce lundi 4 novembre 2013, la colline de Mbuzi est passée sous contrôle des FARDC qui ont délogé purement et simplement les rebelles. Continuant la reconquête, après Mbuzi, les vaillants militaires se sont lancés en direction de Tenda-Bweza dont ils ont aussi pris le contrôle.
« L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Bertrand Bisimwa et ses hommes, les sadiques rebelles du M23 viennent d’appuyer ce vieil adage, à leur propre honte, indique L’Avenir.

Pendant ce temps, La Prospérité signe: Au-delà de la cessation des hostilités : Voici l’appel de Mende au M23 ! …

A Kinshasa, explique le journal, la décision du chef politique du M23 d’appeler à l’arrêt des hostilités reste loin de séduire. Dans une déclaration signée hier par Lambert Mende Omalanga, le gouvernement congolais a dit en prendre acte, mais regrette le fait que les mutins réduisent leurs préoccupations à la seule suspension des combats.
D’après le ministre, Le M23 ne se conforme pas « à l’esprit et à la lettre » des décisions de Kampala. Car, il avait été plutôt décidé de la fin de toute activité militaire du M23 et de la mise de ses éléments armés à la disposition du processus de cantonnement, de démobilisation, de désarmement et de réinsertion sociale.

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