Le CNDP de Laurent Nkunda et les groupes armés du Nord Kivu ont amendé lundi dans la soirée le projet d’acte d’engagement pour la paix, la sécurité et le développement durable dans la province du Nord Kivu. La signature de ce document est prévue ce mardi, jour de la clôture même de ces assises, a confirmé, à radiookapi.net, le porte-parole du comité des sages de la conférence, Vital Kamhere.
Ce texte indique, entre autre, que « l’ordre formel » de « cessez-le-feu » sera communiqué par les groupes armés à leurs “troupes respectives par écrit, avec copie à la Mission de l’ONU en RDC (Monuc)” a signifié l’AFP. Tous devront s’abstenir de “poser des actes nuisibles à la paix”, incluant tout “mouvement de forces”, “tentative d’occupation de nouvelle position”, “approvisionnement en armes et munitions”. Une “commission technique” sera instituée pour déterminer “les zones de désengagement” des troupes belligérantes et des zones “tampon”, où seront déployés des Casques bleus pour veiller au respect du cessez-le-feu et à la sécurisation des populations civiles ainsi que des observateurs de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale)”. Le document prévoit “le début de mise en oeuvre” du désarmement et rapatriement des combattants étrangers présents sur le sol congolais – en premier lieu des rebelles hutus rwandais dont certains ont participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre les Tutsis. Dans ce texte, Kinshasa s’engage aussi à présenter « un projet de loi d’amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels, excluant les crimes de guerre, contre l’humanité et de génocide ». Ce dernier chef d’accusation ayant été rajouté lundi soir.







