Bas-Congo : alerte à la pollution pétrolière à Moanda

Moanda-centre, la cité petrolière de la RDC

Moanda-centre, la cité petrolière de la RDC

« Les populations de Moanda, dans la province du Bas Congo, vivent dans une Pollution inimaginable ». Ces propos sont du député national Gilbert Kiakwama qui accusent les sociétés pétrolières de la place d’être à la base de cette situation. Il demande ainsi au gouvernement de réagir, rapporte radiookapi.net

« La situation à Moanda est déplorable. Nos populations se trouvent dans une situation inimaginable », a-t-il déclaré, accusant les entreprises pétrolières de prendre aucune précaution à ce sujet. « Les gens ne veulent plus cultiver, ils n’ont plus d’eau potable, les rivières sont polluées, c’est inacceptable », a martelé le député Kikwama. « Le pays ne peut pas continuer comme ça, qu’on laisse ces entreprises faire n’importe quoi, sans tenir compte que nous sommes des êtres humains », a-t-il ajouté avant d’inviter le gouvernement de réagir « absolument ». « En tant que député national, je suis prêt à prendre l’initiative au niveau du Parlement pour dénoncer d’abord, mais surtout pour proposer de solutions afin que la situation s’améliore dans l’intérêt supérieur de la population de Moanda et des environs », a-t-il conclu.

De leur côté, des ONG basées à Moanda même confirment la pollution de la cité côtière. L’une d’elle, « Réseau des ressources naturelles », dénonce également l’absence des mesures d’encadrement et de politique de dépollution, que ce soit du coté de l’Etat ou du coté des sociétés pétrolières. Jacques Bakulu, point focal de cette organisation raconte : « Quand vous allez en mer, allez seulement à la plage, vous verrez des huiles stagner sur la surface des eaux. Deux personnes sur quatre qui meurent à Moanda, meurent des problèmes pulmonaires. Tous les arbres fruitiers au niveau de Moanda et de toute la région ne donnent plus. Cas des acajous, des cocotiers, des mandariniers. Allez à Tshia Mfumu, allez à Tshiende. Le sol même devient fertile. A Moanda dans le temps, on ramassait les fretins le long de la plage. Maintenant il faut aller jusqu’à plus de 50 kilomètres pour avoir quelques poissons. Même la tortue marine, une espèce qui n’existe que chez-nous, bientôt va disparaître ou disparaît déjà. »

Contacté dimanche soir sur ce sujet, le ministre de l’environnement, José Endundo Bononge, a promis de s’exprimer ce lundi.

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