DGRK : bouclage des véhicules non assurés et sans vignette

Circulation dans le centre de Kinshasa

Circulation dans le centre de Kinshasa

Début ce lundi du contrôle et du recouvrement forcé des véhicules dépourvus de vignette dans la ville de Kinshasa. Cette étape intervient après le délai de deux mois expiré dimanche 24 août. Délai accordé aux conducteurs de véhicules pour le recouvrement volontaire des exercices fiscaux 2005 et 2006.

Le directeur du recouvrement de la DGRK, direction générale des recettes de Kinshasa, estime autour de 20 % les véhicules en ordre avec les vignettes dans la ville de Kinshasa.

Les conducteurs de 80% de véhicules non en règle seront contraints dès ce lundi de régulariser leur situation moyennant une pénalité. A défaut de conformité, il leur sera retiré carte rose et permis de conduire.

Liévin Chiribagula, directeur de recouvrement à la DGRK, explique les deux étapes de cette opération de contrôle : « Nous commençons ce lundi donc le recouvrement forcé sur terrain pour contraindre les contribuables à venir payer. Une première étape qui va correspondre à une mise en demeure va commencer effectivement ce lundi. Les contrôles seront effectués par la police, les agents de la DGRK accompagnés par des agents de la Sonas qui, pour leur part, vont contrôler la souscription de la prime d’assurance par chaque automobiliste. Dans cette première phase qui ne durera que cinq jours, chaque automobiliste qui n’aura sa vignette et son assurance sera obligé de payer immédiatement moyennant une pénalité. S’il s’acquitte tant pour l’assurance que pour la vignette, on pourra donc recouvrer. Par contre, ceux qui ne pourront pas s’acquitter immédiatement de leurs obligations se verront retirés le permis de conduire et la carte rose. Si, au-delà de ces cinq jours s’ils ne se sont pas acquittés de leurs dus, nous seront obligés au prochain contrôle de procéder à des confiscations des véhicules. C’est la deuxième étape à partir de la semaine prochaine. »

Du coté des conducteurs, les avis sont partagés. Certains chauffeurs se disent butés à plusieurs difficultés sur terrain et demandent un délai de grâce pour s’y conformer : « Ce n’est que normal que chacun achète sa vignette quand bien même je n’ai pas encore payé la mienne. Car ces recettes permettront de réhabiliter nos routes. Mais nous demandons, nous du secteur de transport, un délai d’un mois pour nous en acquitter. Puisque nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes sur terrain. Le délai de deux mois ne suffit pas. » Un autre : « Je n’ai pas encore acheté ma vignette parce que mon véhicule est dans le transport en commun depuis 2007.Or, la vignette en vente concerne les véhicules de 2005 et 2006. J’attends la prochaine. »

rnD’autres, par contre, estiment trop onéreux le prix de la vignette et exigent sa révision à la baisse pour s’en procurer : « Moi je n’achèterai pas cette vignette aussi longtemps qu’elle coûte chère. Comment expliquer que son coût aille au-delà du versement quotidien? Ils doivent baisser son prix même à cinq mille francs, nous avons déjà assez de problèmes avec l’assurance et la couleur des véhicules. Non, ce n’est pas normal! »

Le prix de la vignette varie selon les véhicules. Pour les motos, il est autour de 22 dollars américains ou l’équivalent en francs congolais et, entre 58 et 160 dollars US pour le reste de véhicules.

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