Kinshasa : 10 ans après son adhésion à l’OHADA, la RDC a connu quelques évolutions

Dix ans après son adhésion à l’organisation pour l'harmonisation en Afrique du Droit des affaires (OHADA), le bénéfice majeur qu’en a tiré la RDC est l’amélioration du climat des affaires, a affirmé le bâtonnier Jean Claude Mbaki, lundi 12 septembre lors d’une conférence de presse à kinshasa.

En marge de la célébration prochaine de la journée commémorative de l’entrée en vigueur du traité et des actes uniformes en RDC en 2012, le barreau de Kinshasa-Gombe, en collaboration avec la commission nationale OHADA, a organisé lundi une conférence de presse. 

Il était question d’évaluer l’adhésion de la RDC à l’OHADA et faire des projections sur les perspectives.  

« L’atout majeur de la RDC en adhérant à l’OHADA est l'amélioration du climat des affaires », a soutenu le bâtonnier Jean Claude Mbaki.

Selon lui, « avant l’adhésion de la RDC aux droits OHADA, pour créer une société par action, il fallait au moins sept actionnaires. En plus, il fallait obtenir l’autorisation du Président de la République. Aujourd’hui, c’est rapide ».

Il a ajouté que la RDC s'est notamment distinguée à l’OHADA sur le plan organisation et formation.

Intervenant au cours de cette conférence, le Professeur Roger Masamba  a estimé, quant à lui, qu’en dix ans, le congolais a fait exploser son expertise au sein de l’OHADA :

« Imaginez le nombre des publications sorties des universités congolaises, des barreaux congolais. Je crois que, nous sommes sur le point de nous rattraper. Cependant, le pays qui est en avance, c’est le Cameroun ».

En prélude à la commémoration en décembre prochain de l’adhésion de la RDC à l’OHADA, le barreau de Kinshasa-Gombe en collaboration avec la commission nationale OHADA, organisera un colloque international à Kinshasa du 15 au 16 septembre.

« Le droit à OHADA a une particularité c’est que, c’est un droit très dynamique. Vous avez un acte uniforme aujourd’hui, vous revenez après six mois, on vous dit qu’il y a déjà une évolution. L’avocat pour être compétitif, il doit se mettre à jour. Ce qui justifie pour nous, la tenue de ce colloque, surtout que ça sera dix ans », a expliqué le bâtonnier Jean Claude Mbaki.    

 

 

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