Ituri : le bilan de l’attaque de la CODECO à Kipira revu à la hausse

Le bilan de l’attaque des combattants de la CODECO, jeudi 13 janvier, au village Kipira du groupement Angal dans le territoire de Mahagi est revu à la hausse. Ce samedi 15 janvier, des sources sécuritaires annoncent qu’il passe d’un à six civils tués. Cinquante autres personnes sont portées disparues.

Au regard de ce bilan, le caucus des députés provinciaux de Mahagi a haussé le ton et invité l’armée à renforcer son effectif pour plus d’actions militaires dans cette zone.

« On en a marre. Tous les jours on tue les pauvres innocents. Des gens qui n’ont rien qui sont démunis. Nous demandons aux autorités qu’ils puissent s’impliquer pour que la paix revienne », a martelé, le président du caucus des députés provinciaux de Mahagi, Martin Olowa.  

Patrice Ufoyuru, un membre de la société civile locale explique que la résurgence des attaques de cette milice CODECO a commencé depuis le mois de décembre 2021, dans le territoire de Mahagi. C’est à la suite de l’interpellation par les services de sécurité, d’un des leaders de la CODECO.

Depuis, les combattants de cette milice ont intensifié des attaques, visant des civils ainsi que les positions de l’armée, dans les entités à la limite avec le territoire voisin de Djugu. Plusieurs maisons ont également été incendiées et des populations poussées aux déplacements.

« Plus de six personnes tuées. La situation est vraiment très volatile. Nous demandons que l’autorité de l’Etat soit rétablie. Et l’autorité coutumière doit rentrer dans son entité », a-t-il indiqué.

La Task Force pour la paix, condamne à son tour, les attaques récurrentes de la milice CODECO, pendant cette période où le processus de restauration de la paix en Ituri est lancé.

Le communicateur de cette structure, Pitchou Iribi dépêché par le chef de l’état en Ituri pour contraindre les groupes armés à déposer les armes et à rejoindre le processus de PDDRC-S,  l’a dit vendredi 15 janvier à Radio Okapi.

Il indique que, plusieurs stratégies sont mises en œuvre pour « emmener ces fils égarés à accepter la main tendue du Chef de l’Etat ».

« Nous avons commencé déjà un début de confiance avec les groupes armés. Avec CODECO c’était déjà depuis Kinshasa, la stratégie appropriée, nous allons l’adapter à chaque groupe armé. Depuis que nous sommes là il y a à peine deux semaines. Nous avions commencé par organiser un culte œcuménique où nous avions lancé des messages de paix. Nous avions aussi reçu les communautés issues des différentes associations. Nous avions discuté avec elles, et voilà il y a une constance : tout le monde est fatigué, tout le monde veut que ce processus soit couronné de succès. C’est regrettable que les gens continuent à mourir. Un cas de mort de plus, est un mort de trop. Nous le condamnons et nous demandons à la CODECO de cesser de s’en prendre à la population et même aux forces de sécurité. Parce que nous sommes là déjà, s’ils ont des revendications, ils les présenteront à la TASK Force », a précisé, Pitchou Iribi.

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