Ralentissement des activités de KCC : la crise se ressent déjà à Kolwezi

Charlotte Cime Jinga, maire de Kolwezi lors de l’Assemblée générale des maires francophones en novembre 2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Depuis la suspension de la production du cuivre et du cobalt par l’entreprise minière Kamoto Copper Company (KCC) au mois de septembre dernier, quelques milliers d’agents des entreprises de sous-traitance de KCC ont été mis en congé technique à Kolwezi dans la province du Lualaba. La crise socio-économique se fait de plus en plus sentir sur place. Les autorités urbaines se disent préoccupées par cette situation.

D’après le maire de Kolwezi, Charlotte Cime Jinga, cette crise fait craindre notamment la baisse du pouvoir d’achat de la population. Elle pourrait aussi favoriser la recrudescence du banditisme causé par un nombre accru des chômeurs dans la ville, redoute-t-elle.

A cet effet, Charlotte Cime dit avoir créé par arrêté urbain, une commission chargée  de recenser les jeunes gens qui sont sans travail et de mettre sur pied une banque des données de ces jeunes désœuvrés. Elle doit également leur octroyer des cartes pour une éventuelle embauche. Cette commission est constituée des représentants de plusieurs entreprises de l’Etat.

KCC indique pour sa part que 20% de ses effectifs, soit plus de mille agents, seront touchés par cette crise. Le président du conseil d’administration de la société, Gustave Nzeng, précise que pour l’instant ces employés gardent encore leurs postes:

«Il y a certaines activités qui n’ont plus des raisons d’être, alors qu’est-ce que nous faisons? Les employés dans certains secteurs de travail sont transférés dans les départements où il y a une activité. Tous les employés sont encore en place, il n’y a personne qui a été mise en congé technique. Je voudrais rappeler que nous allons garder 80% du personnel.»

L’entreprise KCC a déjà suspendu la production du cuivre et du cobalt.

Le groupe suisse Glencore avait annoncé lundi 7 septembre la suspension de la production de cuivre pour une durée pouvant aller jusqu'à 18 mois dans deux mines: Kamoto au Katanga (RDC) et  Mopani en Zambie. En RDC, la filiale du groupe suisse touchée par cette mesure est Katanga Mining, qui détient 75 % dans Kamoto Copper Compagny basée à Kolwezi. Cette décision a depuis lors secoué la ville congolaise où les travailleurs sont dans l'incertitude.
 

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