RDC : pas de dialogue sans la libération des prisonniers politiques, tranche le G7

Les leaders du G7 lors de la signature de l'acte constitutif de leur plateforme politique à Kinshasa le 10/10/2015. (Ph. Steve Wembi)

Le G7 dit ne pas être prêt à participer au dialogue national si tous les prisonniers politiques incarcérés dans les prisons du pays n'en sont pas libérés. Au cours d’une déclaration faite samedi 20 août à Kinshasa, le vice-président de cette plateforme, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, accuse la majorité présidentielle de bloquer la tenue du dialogue.

Vendredi dernier, le ministère de la Justice a libéré quelques prisonniers politiques et d’opinions.

Mais Gabriel Kyungu wa Kumwanza estime que cette libération est un « trompe-l’œil ».

 «J’ai appris comme vous qu’on a libéré des prisonniers politiques et d’opinion. Je voudrai dire qu’il y a une centaine de gens arrêtés et des arrestations continuent. Il ne faut pas que ça soit du trompe-l’œil. Il n’y a aucune bonne foi en eux», a déclaré le président de G7.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza réitère le refus du G7 de prendre part au dialogue.

« Monsieur Kodjo doit se calmer parce que nous, nous n’allons pas nous amener là-bas corde au cou parce que Kodjo a dit qu’il va convoquer [le dialogue] », a souligné Gabriel Kyungu.

Pour ce cadre du G7, en l’absence de l’opposition, le facilitateur Edem Kodjo va organiser un monologue en lieu et place du dialogue national.

Il a également accusé la Majorité présidentielle de bloquer la tenue de ce dialogue:

«J’invite les gens chez moi au salon pour discuter et prendre un verre.  Par la suite, je prends soin de fermer portes et fenêtres et je vous dis de venir entrer. Vous allez entrer par où ? C’est l’image que nous donne le pouvoir qui ne veut pas qu’il y ait ce dialogue».

Dans sa lettre du même samedi 20 août, le Rassemblement a indiqué que sur les 112 prisonniers politiques, seuls 4 ont bénéficié de la mesure de libération provisoire.

La Majorité présidentielle (MP) pense qu’en publiant la liste des prisonniers politiques, le chef de l’Etat a répondu à tous les préalables posés par une frange de l’opposition pour participer au dialogue politique.

A en croire le secrétaire général-adjoint de la MP, Joseph Kokonyangi, l'opposition n’a plus de prétextes pour barrer la voie du dialogue. Il estime que le chef de l’Etat a répondu aux exigences des opposants.

Il a notamment cité la tenue du dialogue, son accompagnement d’une facilitation internationale, la constitution d’un panel et la libération des prisonniers politiques et les médias de l’opposition fermés.

Réagissant samedi dernier à Radio Okapi, le vice-ministre de la Justice, Mboso Nkodia Mpuanga a appelé tous les acteurs politiques et de la société civile de la RDC à prendre part au dialogue national.

Ce dialogue avait été annoncé par le chef de l’Etat Joseph Kabila depuis novembre 2015 en vue de baliser le chemin des élections apaisées en RDC.

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