Mama Sidikou : «Nous ferons le maximum pour retrouver ceux qui ont placé cet engin explosif et les punir»

Une fillette de huit ans a trouvé la mort et une trentaine de casques bleus blessés mardi 8 novembre dans une explosion au quartier Kyeshero, à Goma (Nord-Kivu). Des enquêteurs de l’UNMAS, des FARDC et de la police congolaise mènent des enquêtes pour déterminer la nature de cet incident. En séjour à Goma où sont hospitalisés les blessés, le chef de la MONUSCO M. Maman Sidikou parle de l’état de santé des blessés et promet de faire le maximum pour que les auteurs de cet acte soient sanctionnés.
 
Radio Okapi : Monsieur Maman Sidikou, vous venez de visiter Goma un jour après l’explosion d’un engin explosif à Kyeshero. Quelle lecture faites-vous de cet incident ?
 

Mama Sidikou : La MONUSCO est en train de faire des enquêtes conjointement avec le gouvernement congolais sur la situation. Nos experts d’un côté comme de l’autre sont en train de travailler ensemble pour savoir exactement ce qui s’est passé, pour connaitre la nature de cet incident et déterminer qui est derrière cela. Je ne veux pas m’aventurer sur ce terrain, je laisse cette réponse aux experts.  Mais je pense simplement que nous somme dans ce qu’on appelle un « Game changer », c’est-à-dire que ces genres d’incidents n’ont jamais eu lieu avant à Goma. Ça se passe souvent dans la brousse de Beni, ces histoires.
 Il faut que nous posions toutes les questions les plus sérieuses pour savoir ce qui s’est passé et répondre à ces genres de situation.
Cela dit, nous avons eu 32 blessés au niveau de la MONUSCO. Nous avons perdu un enfant, un congolais. Et nous avons un jeune congolais qui est blessé et qui se trouve aussi à notre hôpital au niveau 3. Ce matin, j’y suis allé, je suis passé lit par lit, voir la situation des blessés. Il y a deux de nos soldats indiens qui sont dans une situation critique parce qu’ils ont reçu des éclats. Vous ne pouvez pas imaginer les genres des explosifs qu’ils ont utilisés. Ils ont utilisé des pointes, des métaux, qui ont perforé les gens à différents endroits : la tête, l’estomac, imaginez le pire.
 
Pourquoi on a ramené aussi le jeune congolais qui a été blessé dans un même hôpital que les casques bleus ?
 
C’est la moindre des choses. Il était sur le lieu. Il était blessé. Et moi je rends hommage à ceux qui ont eu ce reflexe parce que la MONUSCO, c’est aussi ça son rôle. C’est d’être proche de la population autant que possible et chaque jour. Je pense que c’est bien qu’il soit là où il est. Je l’ai vu, nous avons conversé. Il a une blessure à la jambe. Dieu merci, il va bien. Il n’est pas dans une situation critique. Je pense que dans les jours à venir, il pourra rentrer tranquillement et commencer à courir. Et c’est cela aussi la mission de paix. C’est bien malheureux qu’il ait été à cet endroit. Mais c’est bien plus sérieux et malheureux ce que des gens ont aussi visé des casques bleus, sans se préoccuper de savoir qu’il y avait aussi des populations innocentes. Mais, cibler, tirer, tuer un casque bleu, c’est un crime de guerre. Je crois que les gens oublient cela. Ce qui nous oblige à aller jusqu’au bout de cette affaire.
 
Dans votre communiqué de presse, vous avez dit que les auteurs doivent être appréhendés et trainés devant la justice. Qu’est-ce que cela suppose ?
 

C’est-à-dire que nous ferons, en relation étroite avec les autorités congolaises, le maximum, tout ce qu’il faut pour retrouver ceux qui ont fait cela et les punir. Voilà ce que ça veut dire.
 
Radio Okapi. Merci Monsieur Maman Sidikou d’avoir répondu à nos questions.
 
Propos recueillis par Freddy Bikumbi.

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