Sophie Boudre parle des mécanismes pour rapporter des cas des abus sexuels commis par le personnel de l’ONU

Sophie Boudre, responsable du projet sur l’exploitation et abus sexuel au département des opérations de maintien de la paix à New York, commente sa mission en RDC, basée sur la communication et  sensibilisation des communautés contre l’exploitation et abus sexuel. Elle recommande aux femmes victimes des abus sexuels du personnel des Nations unies de dénoncer ces faits pendant que la personne incriminée est encore au pays.

« Dans le cas de naissance des enfants, il faut rapporter le plus tôt possible. La section de conduite et discipline de la MONUSCO pourra faire un test ADN. A partir du moment où la paternité est définie, on peut déclencher le processus de reconnaissance en paternité, les Nations unies vont accompagner ce processus à aboutir à une demande de pension alimentaire pour la mère », explique Sophie Boudre.

Elle affirme avoir rencontré les enfants nés de ces actes dans les provinces du Nord et Sud Kivu.

« A Bukavu, à Kavumu j’ai vu des enfants âgés de 7 à 8 ans qui étaient des enfants d’une dame congolaise et d’un casque bleu qui était parti de la mission il y a bien longtemps. Ces enfants sont dans des situations précaires. A Goma c’est pareil dans la région de Sake, Masisi, il y a des enfants qui sont nés de ces actes.  En rapportant de telles choses, on peut éviter que ça se reproduise », exhorte responsable du projet sur l’exploitation et abus sexuel au département des opérations de maintien de la paix à New York.

Sa mission se déroule en RDC et en République Centrafricaine où sont présentes la MONUSCO et MINUSCA, « deux missions qui ont été identifiées comme des missions où il y avait un nombre important des allégations et des cas avérés ».

Sophie Boudre s’entretien avec Ascain Zigbia-Tayoro.

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