RDC : les recettes publiques sont insuffisantes pour promouvoir le développement (Banque mondiale)

Les recettes publiques domestiques sont insuffisantes pour promouvoir la croissance et le développement de la RDC. C’est ce que révèle la Banque mondiale dans ses deux rapports publiés mardi 21 novembre à Kinshasa.

Le premier rapport porte sur la gestion des dépenses publiques, comment accroitre l’efficacité et l’efficience du secteur public pour promouvoir la croissance et le développement. Le deuxième a trait à l’utilisation de la rente des industries extractives.

Selon le premier rapport, le financement du secteur public dépend en grande partie de l’extérieur, notamment l’eau et de l’électricité.

«Dans un pays qui dispose d’autant de ressources énergétiques et hydrauliques, la situation sous optimale de l’eau et de l’électricité résulte d’une large mesure de l’insuffisance d’allocations en ressources financières et de la déficience des entreprises publiques chargées de ces secteurs. Environ 84% du financement est extérieur. 14% de l’autofinancement par la REGIDESO et l’Etat lui n’a contribué qu’à hauteur de 2%», indique le représentant résident a.i de la Banque mondiale en RDC, Laurent Debroux.

Ce rapport révèle que la RDC demeure l’un des pays où le taux d’accès à l’électricité est le plus faible du monde.

Selon les chiffres de 2014, 50 % de la population du pays avait accès à l’eau potable et seulement 14% à l’électricité.

Dans le deuxième rapport, il est beaucoup plus question des industries extractives dont la rente devrait contribuer au bien-être de la population congolaise, précise Laurent Debroux.

Le document propose des scenarios des recettes et des dépenses dans un modèle d’équilibre calculable financé par l’augmentation majeure des recettes, y compris par l’accroissement des rentes minières capturées par l’Etat.

La RDC devrait s’inspirer de l’exemple de la Corée du Sud, a suggéré Chadi Bou Habib, économiste en chef  pour la RDC à la Banque mondiale.

«Le président coréen a dit : je regarde, 52% de mon budget est financé par les Etats-Unis. Comment je peux penser à des politiques de financement à long terme si en tant que pays nous n’avons pas les moyens de nos politiques ? Une partie axée sur la réforme fiscale, une autre sur la réforme administrative, une troisième partie sur la transformation structurelle de l’économie (...)», renchérit Chadi Bou Habib.

Les deux rapports ont été remis au vice-ministre des Finances, en présence des ministres du Plan et des Mines.

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