RDC: l’évaluation du processus électoral au cœur de la réunion interinstitutionnelle

Le Président Joseph Kabila a présidé vendredi 19 septembre à Kinshasa la réunion interinstitutionnelle consacrée à l'évaluation du processus électoral en cours. Cette réunion a été élargie à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et à certains membres du gouvernement, a indiqué le ministre de l’Intérieur Henri Mova Sakanyi, dans le compte-rendu lu à la télévision publique, la RTNC. 

Selon lui, le président de la CENI, Corneille Nangaa, a fait l'état des lieux du processus électoral qui porte notamment “sur les activités calendaires, celles en cours et en instance de réalisation et les défis à relever, avant de fixer les chefs des institutions sur la possibilité ou non de séances d'organisation des élections du 23 décembre 2018”. 

Selon le président de la CENI, le cadre légal est déjà complet: il s'agit de la loi électorale et ses mesures d'application portant répartition des sièges par circonscription électorale des élections législatives, provinciales, municipales et locales. 

La liste de 601 partis politiques, de 69 regroupements politiques ainsi que la publication de l'ordonnance portant création des cours d'appel dans les 26 provinces, la nomination des magistrats du siège et des parquets rattachés à ces juridictions ont été affectés, a indiqué M. Mova. 

Quant au fichier électoral, le vice-Premier ministre Henri Mova a souligné qu'il a été constitué, nettoyé et audité par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il comprend 40.024.897 électeurs dont les listes sont affichées pour consultation en vue d'éventuelles corrections. 

Il a aussi rappelé que 6.500.318 électeurs ont été radiés à la suite du nettoyage du fichier électoral et 337.208 à la suite de l'audit, de telle sorte que 40.224.897 électeurs sont maintenus sur les listes électorales. 

Concernant le financement du processus électoral, les chefs des institutions ont salué les efforts du gouvernement en matière du financement de ce processus dont le taux d'exécution du décaissement du financement électoral est de 70%, avant de dégager un consensus sur le processus 
calendaire et le plan de sécurisation des élections. 

Des défis à relever  

Le président de la CENI a présenté lors de cette réunion interinstitutionnelle trois défis qui se posent au processus électoral en cours. 

Il s’agit premièrement des  « velléités de glissement du calendrier » dans le chef de certains acteurs politiques qui se servent du prétexte du refus de la machine à voter comme paravent, ainsi que la question des électeurs sans empreintes. 

 Deuxièmement, Nangaa évoque les poches d’insécurités nécessitant des mesures particulières, le Kidnapping d'un agent de la sensibilisation avec sa machine à Ubuntu, otages et séquestration avec brimades des agents de repérage de la CENI dans les territoires de Nyunzu et de Kalemi. 

Le président de la CENI évoque, comme troisième défi, la persistance de l’épidémie d’Ebola dans certains coins de la RDC. 

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