L’Avenir : « La réunion interinstitutionnelle viole la constitution »

Revue de presse du mardi 19 mars 2019

La réunion inter institutionnelle de lundi revient pratiquement dans toutes les médias ce mardi 19 mars à Kinshasa.

« Censée calmer la situation, l’institutionnelle viole la constitution », accuse L’Avenir, indiquant que la réunion interinstitutionnelle a statué ultra petita et les mesures prises, surtout celle consistant à initier des poursuites à l’encontre de députés provinciaux en fonction, violent les dispositions de l’article 107 de la constitution, qui stipule : « Aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché, arrêté ; détenu ou jugé en raison des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ».

Ces mesures ont été initiées par le chef de l’État Félix Tshisekedi, selon le quotidien à la suite de manifestations violentes des militants de l’UDPS. Non contents du comportement de leurs élus dans les assemblées provinciales, ces derniers ont manifesté leur colère, avant de vandaliser les biens de certains privés et de provoquer mort d’homme.

C’est ainsi que La Prospérité conseille : « Evitez la crise institutionnelle inutile ! »Depuis un certain temps, « un nombre d’événements inquiétants se succèdent dans notre pays et présagent d’un proche avenir incertain. Il conviendrait, dès maintenant, d’y prêter l’attention nécessaire, de soumettre ces faits et leur agencement à une analyse rigoureuse afin d’éviter l’occurrence de l’anarchie que préparent les officines intéressées à la perte de la RDC », suggère le quotidien.

Tout est organisé, orchestré de manière à amener l’opinion à conclure que le cycle électoral initié par Joseph Kabila, organisé par le dernier gouvernement et mis en œuvre par la CENI se trouve dans l’impasse, estime le tabloïd.

« Fatshi suspend, le Pprd rejette ! », titre pour sa part Forum des As. Le Bureau politique du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), réuni lundi en mode urgence, a rejeté en bloc toutes les décisions de la réunion interinstitutionnelle et invite les sénateurs élus le 15 mars à rejoindre au plus tôt le siège du Sénat en vue de la validation de leurs mandats. Ce parti dit agir en conformité avec la Constitution et le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante, conclut le quotidien.

Dépêche.CD enfonce un peu plus le clou en écrivant à sa une : « Kabila-Tshisekedi: les premières contradictions ». Les choses semblent devenir compliquées entre le Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila et le Cap pour le changement de Félix Tshisekedi, craint le media en ligne. Après la décision de la réunion interinstitutionnelle portant report des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs et la suspension de l’installation du Sénat, le FCC est sorti de ses réserves et dénonce les décisions issues de cette rencontre.

Selon le portail, le FCC relève qu’en tant que cadre de concertation ne disposant d’aucun pouvoir de décision, l’interinstitutionnelle ne serait fondée qu’à formuler des recommandations aux institutions constitutionnellement habilitées à prendre des décisions dans les matières ayant fait l’objet de ses délibérations.

S’agissant du report sine die des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs note le média en ligne, le FCC rappelle que la Constitution confère à la seule Commission Électorale Nationale Indépendante la compétence d’organiser les élections.

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