La RDC et le FMI conviennent de la reprise de la coopération

Le Président de la République Felix-Antoine Tshisekedi et Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ont convenu vendredi 5 mars au siège du FMI à Washington de la reprise de la coopération RDC-FMI. C’était à l’issue de la rencontre entre les deux personnalités.

Mais la reprise de cette coopération passe par l’audit de l’économie congolaise.

« Depuis 2015, nous n’avions pas fait de revue commune de l’économie de la RDC. On va commencer d’abord par se mettre au travail et déterminer la situation économique pour faire un audit de l’économie de la RDC qui va nous permettre d’établir où sont les forces, où sont les faiblesses, où les politiques budgétaires peuvent être améliorées, où la situation peut être améliorée sur la plan de la protection sociale de la population. Puis on donnera des conseils appropriés à M. le Président et à son gouvernement. Ensuite on verra, si on peut financièrement, à la demande de M. le Président et de son gouvernement, aider sous forme de programme. Mais on n’a pas besoin de programme pour se mettre au travail. On commence ce travail dès ce lundi », a affirmé Mme Christine Lagarde.

Elle fait remarquer que le FMI est prêt à travailler avec le gouvernement de la RDC pour l’amélioration de son économie et de la situation de sa population.

« La mission du FMI chargée de la RDC est mobilisée. La mission du FMI c’est d’aider les Etats membres de l’institution. Dès lors qu’on aura fait un audit complet de la situation économique, et qu’on aurait besoin, à la demande du Président, de mettre en place un programme de soutien, de financement, dans le cadre de l’amélioration économique qui est souhaitée, c’est tout à fait envisageable. Je suis optimiste, je suis ravie du renouement de la relation et de mettre en place ce partenariat pour travailler ensemble à l’amélioration de la situation économique et de la situation de la population », s’est réjouie Mme Lagarde.

Le FMI avait suspendu sa coopération avec la RDC en 2012, jugeant insuffisantes les explications du gouvernement sur un contrat minier conclu avec une compagnie américaine domiciliée dans un paradis fiscal.

Le Premier ministre congolais avait estimé que la décision du FMI d'interrompre ce programme de coopération était disproportionnée car, selon lui, tous les critères de réalisation quantitatifs ont été respectés.

Mais pour l'institution financière internationale, mettre un terme anticipé au plan de 560 millions de dollars conclu en 2009, relève plutôt du qualitatif. Il s'agissait du manque de transparence dans l'accord par lequel la Gécamines, l'entreprise publique congolaise, avait cédé ses parts d'une société minière à Straker International, un groupe américain basé aux îles Vierges, paradis fiscal bien connu. Or pour le FMI, cette stricte conditionnalité de transparence dans les industries minières n'avait pas été respectée.

 

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