Sud-Kivu : recrudescence d’insécurité dans la Ruzizi

Le comité local de protection des civils dans le territoire d’Uvira (Sud-Kivu) a dénoncé vendredi 3 avril la recrudescence du banditisme armé dans la plaine de la Ruzizi. Il fait état de cas de vols et cambriolage enregistrés dans la ville d’Uvira, des cas de kidnapping, des coupures de route dans la Ruzizi et sur le tronçon vers Lemera ainsi que des mouvements suspects d’hommes armés identifiés aux rebelles burundais entre la Ruzizi et les moyens plateaux d’Uvira.

L’animateur de ce comité local de protection des civils, Juvénal Twaibu, tire la sonnette d’alarme sur le danger de l’insécurité alimentaire auquel la population rurale pourrait être confrontée si rien n’est fait pour barrer la route à l’activisme des groupes armés.  

Il fait état d’échanges des tirs qui ont opposé jeudi dernier les FARDC du 341e bataillon aux présumés combattants Maï-Maï à Rushima, près de Luberizi. Selon des sources locales, les assaillants tentaient de piller des vaches dans un pâturage.

Ils ont tiré des coups de feu, qui ont alerté les FARDC basées dans la zone. Mais, l’armée a riposté en tirant aussi des coups de feu avant de les poursuivre jusqu’à Nyamutiri, sur les montagnes.

Des attaques des bandits armés sont devenues récurrentes sur l’axe entre Bwegera, Nyamutiri, Rubanga et Lemera, avec comme cible les populations civiles. Le même jeudi, la présence du chef Maï-Maï Kijangala et une trentaine de ses combattants - signalée dans la localité de Mubere, dans le groupement de Kigoma, à l’ouest de Sange - a créé la panique parmi les habitants.

D’après le commandant du 122e bataillon de réaction rapide, lieutenant-colonel Melchior Yaunde, ce chef milicien avait été délogé de la forêt de Kahanda pendant les opérations des FARDC. Il profite de l'arrêt des opérations militaires, qui a créé un vide sécuritaire, pour rentrer à Mubere et dans les environs.

Ce vendredi, un pasteur d’une église locale de Kagege, groupement de Kigoma, a été kidnappé par des hommes armés ; alors qu’il rentrait à sa résidence en provenance de Sange. La nuit de jeudi à ce vendredi, un élément de la police nationale congolaise a été abattu par des hommes armés non identifiés ; alors qu'il effectuait la surveillance au poste de la police à Luvungi. Les malfrats ont récupéré l’arme de la victime, avant de disparaitre dans la nature.

Pour le comité local de protection, ces cas d’insécurité risquent de créer l’insécurité alimentaire dans cette région où, depuis la fermeture du trafic frontalier, plusieurs dizaines d’hectares des champs de manioc ont été dévastés par des présumés rebelles burundais sur les collines surplombant le village de Kiringye.

 

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