Le Phare : « Rendu public par le VPM Tunda, le rapport d’autopsie contesté par la famille Yanyi »

La presse congolaise revient jeudi 18 juin 2020 sur la réaction de la famille du juge Yanyi, sur le rapport officiel de l’autopsie de sa mort. Elle commente aussi la décision de la Cour constitutionnelle dans l’affaire de la déchéance de Jean-Marc Kabund au post de premier vice-président de l’Assemblée nationale.

La famille de feu Raphaël Yanyi vient de jeter un gros pavé dans la mare en rejetant, purement et simplement, les conclusions de l’autopsie livrées par le patron de la justice congolaise, rapporte Le Phare, qui s’attendait à ce que l’attention de tous (décideurs politiques, famille du défunt, magistrats, opinion publique) se porte sur l’enquête judiciaire ouverte en vue « d’élucider les circonstances de meurtre, d’en identifier les auteurs et de les sanctionner avec toute la rigueur de la loi ».

En effet, rappelle le quotidien, le rapport d’autopsie rendu public mardi 16 juin 2020, devant la presse, par le vice-premier ministre et ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda ya Kasende, indique que le feu juge-président du Tribunal de grande instance de la Gombe, était décédé, le 27 mai 2020, des suites « d’une hémorragie intracrânienne résultant d’un traumatisme crânio-encephalique » mais aussi de « l’existence des substances toxiques à dose non létale dans le corps du défunt ».

L’annonce des rapports de l’autopsie fait par le vice- Premier ministre, ministre de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende, revêt un caractère politique que judiciaire, complète Actu-30.info qui relaye la déclaration de la famille.

Pour la famille du juge Yanyi, la deuxième autopsie pratiquée par un expert international qui fait foi au gouvernement congolais l’a été à l’insu de la famille. Alors que celle-ci conditionnait avoir les éléments du premier rapport du Dr Tshomba avant de procéder à cette deuxième autopsie. La manipulation du corps du défunt par cet expert international a été faite à l’absence de la famille, ce qui rime à une fraude organisée, fait savoir le média en ligne.

Jean-Marc Kabund, c’est fini

« Peine perdue pour Jean-Marc Kabund A Kabund. Désormais, l'ex-premier vice-président de l'Assemblée nationale doit faire le deuil de son poste », ironise Forum des As qui est revenu sur l’affaire de la déchéance de Kabund. Selon le quotidien, sa démarche auprès de hautes juridictions judiciaires du pays, a finalement tourné en eau de boudin.

En clair, la Cour constitutionnelle a déclaré, mercredi 17 juin, recevable mais non fondé le recours de Kabund. C'est-à-dire qu'il a perdu et que l'Assemblée nationale a gagné. Il ne siégera plus jamais au bureau de l'Assemblée nationale, a expliqué l'avocat de l'Assemblée nationale, le bâtonnier Matadi Wamba, cité par 7sur7.cd

Après sa déstitution par le bureau de cette institution le 25 mai dernier, Jean-Marc Kabund avait introduit une requête à la Cour Constitutionnelle pour sa réhabilitation, rappelle pour sa part Factuel.cd

Dans le même chapitre, la Haute Cour s’est aussi déclarée incompétente d’examiner les requêtes du camp Bahati demandant la déchéance de certains Députés nationaux de l’AFDC-A aile FCC, ajoute La Prospérité.

A en croire la Cour Constitutionnelle, ces différends devront être destinés à une autre instance pour arbitrage. C’est donc une victoire pour le camp de Nene Nkulu Ilunga, estime le tabloïd.

L’autorité morale du regroupement politique AFDC-A aile FCC a salué la décision de la cour constitutionnelle qui, soutient-elle, a démontré de quel côté se trouve la vérité, poursuit Dépêche.cd

Pour Nene Nkulu, ce prononcé est un signe qui marque la trêve du débat étant donné que « la justice qui élève une nation a reconnu les droits des députés de son regroupement politique » opposés en justice avec le camp du sénateur Modeste Bahati sur la paternité de l’ADFC-A.

Covid-19

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a participé, mercredi 17 juin 2020, aux côtés de ses pairs africains par vidéo-conférence, au mini-sommet extraordinaire Chine-Afrique, dans le cadre du renforcement de la solidarité entre la Chine et les pays africains, dans la lutte contre la pandémie de la COVID-19, rapporte Cas-info.ca.

Il a salué l’initiative dans la lutte contre cette pandémie mortelle, et a fait savoir que cette maladie est une réelle menace à la paix, la sécurité et à la santé des populations. Pour le président Tshisekedi, la Covid-19 soumet à rudes épreuves les économies et les systèmes de protection sociale, ajoutant qu’aucun pays au monde n’est à l’abri de ce fléau.

Dans le même ordre d’idées, Congoprofond.net retient que dans son exposé, le Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a mentionné les défis majeurs auxquels est confronté la RDC, à savoir l’insuffisance des ressources financières pour une prise en charge gratuite des patients, la réalisation des tests à grande échelle, le déficit des structures de santé, la gestion de transport des malades, la gestion des ressources humaines de pointe, etc.

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