Forum des as : « Soutien aux institutions républicaines, le FCC dans la rue ce jeudi »

Revue de presse de ce jeudi 23 juillet 2020

Les journaux commentent les marches prévues jeudi 23 juillet 2020 par le FCC pour soutenir les institutions de la république ainsi que celle de l’UNC pour réclamer la libération de Vital Kamerhe à la veille du début de son procès en appel le vendredi 24 juillet 2020.

« C’est confirmé. Le Front commun pour le Congo (FCC), sera bel et bien dans la rue ce jeudi 23 juillet. Heure du début de la marche : 8 heures », peut-on lire à la Une de Forum des As de ce jeudi 23 juillet 2020.

Le  quotidien évoque le mobile de la marche : soutenir les institutions du pays. A Kinshasa, souligne Forum des As, « le rassemblement aura lieu à la devanture de la paroisse St Raphaël à Limete. La procession partira de la station ex-Cohydro, située au croisement des Boulevards Lumumba et Sendwe, pour chuter au Palais du peuple, siège du Parlement. C'est là que le FCC remettra son mémorandum aux bureaux des deux chambres parlementaires », renseigne-t-il citant Lambert Mende, ministre honoraire de la Communication et des Médias.

Selon ce journal, la manifestation du FCC de ce jeudi a lieu dans un contexte de crise latente au sein de la coalition au pouvoir. Au cœur de discordances, figure entre autres, la désignation du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en juin dernier par des confessions religieuses, autres que les Catholiques et les Protestants. Ces deux derniers avaient crié à ce qu'ils avaient qualifié d'irrégularité dans le choix de Ronsard Malonda.

« On connait la suite. L'UDPS, parti présidentiel, était descendu dans la rue le 9 juillet, pour protester contre la désignation de Ronsard Malonda et l'entérinement de sa désignation par l'Assemblée nationale, accusant par ailleurs le FCC, d'instrumentalisation de la Représentation nationale et des confessions religieuses ayant désigné Malonda », poursuit Forum des As

Pour le FCC, note le journal, « il existe plus important à faire, qu'alimenter l'électrochoc autour des épiphénomènes du pouvoir. Et, parmi ces problèmes majeurs nécessitant une union sacrée des Congolais, figurent la sempiternelle problématique de l'insécurité dans certaines zones de l'Est, du Nord-est et du Sud-est du pays. A ce jour où plusieurs dizaines de Congolais sont froidement abattus par des miliciens CODECO à Djugu dans la province de l'Ituri, au moment aussi, où des Congolais de Béni dorment sans aucune certitude de se réveiller, à cause des menaces constantes de mort que représentent les ADF/NALU… » Et d’ajouter « au FCC on dit ne pas du tout comprendre qu'il y ait des groupes d'acteurs politiques congolais qui prennent du plaisir à dépenser autant d'énergie pour mobiliser la population autour des questions mineures. »

 

Pendant que le FCC mobilise, Actualite.cd évoque la marche de soutien à Kamerhe jeudi 23 juillet 2020 à Bukavu

Des milliers de personnes, membres et non membres de l'Union pour la nation congolaise (UNC) manifestent ce jeudi 23 juillet à Bukavu pour soutenir Vital Kamerhe, Président national du parti, incarcéré à Makala après sa condamnation à 20 ans de prison pour détournement des deniers publics. 

« Nous sommes en train de manifester pour exprimer notre soutien à l'honorable Vital Kamerhe mais également nous sommes en train de marcher pour exiger un procès qui soit équitable », dit le député provincial UNC Georges Musongela, cite par Actualite.cd

D'autres, non membres comme le député provincial Albert Kahasha ou encore les cadres des autres partis politiques solidarisent avec l'UNC. « Nous manifestons pour dénoncer le procès politisé de 100 jours et comme il est en appel, nous demandons sa libération immédiate et sans condition  vu que c'est un procès politique et politisé », dit Roger Sadiki également cite par le média en ligne.

Début du procès de Vital Kamerhe à la cour d’appel vendredi 24 juillet

 

« A 24 heures du procès en appel, Kamerhe, victime à nouveau d’un acharnement politico-judiciaire , indique Forum des as.

Le journal évoque la tribune de Musasa Muya, analyste politique qui selon lequel, le calvaire, mieux le martyr de Vital Kamerhe, se poursuit encore et toujours. Des signaux clairs démontrent que tout est fait pour enterrer le leader de l'UNC. Pourtant dans le contexte actuel, cet acharnement politico-judiciaire est injustifié.

« Il est étonnant de constater que les dérives décriées lors du régime Kabila reviennent en force au moment où l'on parle de l'État de droit. Dans son procès en appel, Kamerhe a décidé de renforcer sa défense en recourant aux services de deux avocats français. Malheureusement, ordre a été donné de refuser les visas aux deux membres de la défense du principal accusé dans le procès dit "des 100 jours" », révèle Forum des As et de s’interroger « Quel message, envoie-t-on à l'opinion nationale et internationale quand on proclame tous les jours qu'on est venu instaurer l'État de droit et rompre avec le passé ? ».

 

D’après ce journal, ce refus inexpliqué voudrait-il dire que le sort de "VK" est- déjà scellé ? Où soit le scénario est déjà joué avec une justice aux ordres ? Que cache cet acharnement politique contre un prévenu qui veut tout simplement démontrer son innocence ? 

« Ne pas laisser les avocats français de Kamerhe venir à Kinshasa fait tomber les masques sur un agenda bien élaboré par des politiques tapis dans l'ombre.

Preuve de ce schéma tendant à clouer à tout prix le Dircab du chef de l'Etat, les récentes nominations dans la magistrature. Un message clair. On parlerait d'une prime à la guerre pour ceux qui ont accompli la mission. Les magistrats, juges et avocats qui ont chargé Kamerhe au premier degré, tous ou presque, ont été bien récompensés. Chacun a reçu un beau cadeau pour avoir abattu le baobab. Pourtant, la méthode indigne. Les esprits avertis se désolent de l'ostentation dans la mise en œuvre de ce plan », conclut Forum des as.

« A la veille de son procès en Appel : Kamerhe victime à nouveau d’un acharnement politico-judiciaire ! », s’exclame, pour sa part, La prospérité .

Ce quotidien kinois qui revient aussi sur la tribune de l’analyste politique Musasa Muya : « Ne pas laisser les avocats français de Kamerhe venir à Kinshasa fait tomber les masques sur un agenda bien élaboré par des politiques tapis dans l’ombre. »

A cette allure, la ville haute se demande que vaut ce procès en appel  de Kamerhe si tous les éléments réunis démontrent que ça sera une parodie. Les dés sont déjà jetés. Avec des juges promus pour avoir précipité, contre leur propre conscience, Kamerhe dans le gouffre, le procès en appel risque d’être à l’image de celui du premier degré.

« Alors, les juges d’appel ne voudront-ils pas rééditer l’exploit de leurs collègues parce qu’ils aspirent obtenir, eux aussi, les mêmes avantages. Que dire s’ils n’ont pas été déjà avisés. Le même modus operandi peut être utilisé à ce stade du procès et produire les mêmes effets », conclut Forum des As

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