La SAJECK déplore l’insécurité récurrente au Sud-Kivu

La Synergie des associations des jeunes pour l’éducation civique, électorale et la promotion des droits de l’homme au Sud-Kivu (SAJECK) a publié lundi 11 janvier son rapport mensuel sur les cas d’insécurité dans la province du Sud-Kivu. Selon la SAJECK, le mois de décembre a été marqué par une insécurité grandissante sans pareille. La ville de Bukavu, où siègent toutes les institutions de la province, a été la plus touchée en ce qui concerne les tueries et les maisons attaquées. Cette situation témoigne la défaillance totale des services de sécurité. 

Au total, 48 personnes ont été tuées, 71 maisons attaquées par des bandits armés, 14 véhicules braqués, 17 cas d’enlèvements et 17 cas de lynchage au cours du mois de décembre 2020, a détaillé la SAJECK. « La province du Sud-Kivu ne serait-elle pas devenue un abattoir humain ? », s’interroge l’ONG.

Des cas de tueries s’enregistrent au quotidien et cela n’interpelle pas les autorités. Car, malgré l'ampleur inquiétante de l'insécurité au Sud-Kivu, l'inaction continue à caractériser les autorités à différents niveaux. Pas des mesures contraignantes, pas de moyens conséquents alloués à la police, pas même un plan de sécurité, selon la même source, bref la population est abandonnée à son triste sort.

La SAJECK appelle les autorités compétentes à repenser les stratégies sécuritaires, afin que la population de la province du Sud-Kivu vive en toute quiétude.

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