Ituri : calvaire des déplacés dans le territoire d’Irumu

L’instabilité permanente en territoire d’Irumu (Ituri) a entrainé depuis l’année dernière le déplacement massif de la population estimée à environ deux cent mille déplacés. Les autorités coutumières et les acteurs de la société civile de cette entité territoriale ont lancé mercredi 27 janvier un appel pressant au gouvernement pour mettre fin à l’errance des habitants qui sont victimes des exactions des groupes armés.

Depuis le mois de mai 2020, les différents groupes armés ADF, FPIC et les miliciens Maï-Maï ont intensifié les attaques dans diverses localités dans le territoire d’Irumu, affirment des sources locales. Presque toutes les chefferies : Walese Vonkutu, Banyari Tchabi, Bahema Boga, Basili, Baboa Bokoe Andisoma, Mobala et Bahema Sud sont affectées par l’insécurité.

Les habitants de ces entités sont en perpétuel déplacement et vivent dans une pauvreté extrême. Leur souffrance est exacerbée par la difficulté d’accès aux champs qui ne sont pas sécurisées pour l’instant dans plusieurs villages.

Pour le député national Jackson Ausse, la situation humanitaire dans le territoire d’Irumu est catastrophique et nécessite une aide d’urgence et des opérations militaires musclées pour imposer la paix.

Le porte-parole de l’armée en Ituri assure que des dispositions sont prises par les FARDC pour garantir la sécurité dans toutes les localités qui ont été la cible d’attaques des hommes armés. Ces dispositions, selon lui, visent à permettre à la population de vaquer librement à ses occupations.

L’Ituri compte actuellement plus de 1,6 million de déplacés, selon le rapport des humanitaires.

 

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