Africa News : « députés : 500 véhicules de la discorde »

Revue de presse du lundi 21 juin 2021.

Le Président de la République Félix Tshisekedi a prévu un cadeau pour les 500 députés nationaux, en l’occurrence un véhicule 4x4 à chaque élu national. 500 véhicules au total. C’est le sujet que les médias congolais exploitent.

Racontée dans un article de « Jeune Afrique » évoquant le président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso Nkodia Puanga, l’initiative du Chef de l’État a fait jaser dans l’opinion, indique Africa News.

L’annonce de Mboso intervenait peu avant l’autre polémique déclenchée samedi depuis Bunia par des propos du Président de la République Félix Tshisekedi dénonçant la maffia au sein de l’Armée, dans les institutions, notamment au Sénat. C’est la discorde, estime le journal, qui fait remarquer que la nouvelle de ces véhicules dont la moitié est signalée au Port de Boma ne concourt pas à une entente cordiale entre le sommet et la base de l’Union sacrée.

« Félix Tshisekedi n’est pas impliqué dans l’affaire » des 500 véhicules des députés, dément La Prospérité, qui cite des sources concordantes.

Ces véhicules ne sont pas une bonification du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo aux élus nationaux pour avoir requalifié la majorité jadis détenue par le FCC, comme nombreux le font croire sur la toile, assume le média.

500 véhicules pour récompenser les élus du peuple pour avoir déployé toutes les forces en vue du renversement de la majorité au niveau de la Chambre basse du Parlement ?  Ces députés, avaient-ils tous contribué à la chute de l’ancien bureau ?  Le Front commun pour le Congo (FCC) du Sénateur à vie, n’a-t-il plus de députés nationaux ? Tous, 500 dans l’ensemble, sont rangés alors derrière Félix Tshisekedi présentement ?  Autant de questions que se pose le tabloïd, qui conclut en ces termes : « un faux débat aux allures haineuses de détracteurs du fils du Sphinx au vu des spéculations provenant de plusieurs coins et recoins du pays. »

C’est « une opération régulière », renseigne pour sa part Forum des As, qui cite une source proche du dossier. A l'instar des législatures passées, les véhicules sont achetés à crédit au moyen d'un financement privé accordé par des banques, sur fonds propres des élus.

Dans le camp présidentiel, ceux qui ne sont pas opposés à ce geste soutiennent que « récompenser une personne qui a réalisé des exploits au niveau du pays est une pratique propre aux chefs d'Etat qui se sont succédé de Kasa-Vubu à Joseph Kabila », ajoute le quotidien.

Succession, fraude et corruption

La question de la succession de Félix Tshisekedi l’intéresse lui-même et la presse kinoise. Mais le Chef de l’Etat n’est pas d’accord avec des cas de fraude et corruption observée dans certaines institutions.

Félix Tshisekedi souhaite une « cheffe » de l’Etat, rapporte L’Avenir.

Alors que la toile ne finit de se perdre en conjecture sur la réflexion dite de la « congolité » proposée par Noël Tshinai, candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2018, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi (Fatshi), a fait une intrusion intelligente et très subtile dans ce débat en le détournant des personnes visées et très citées pour l’orienter sur sa succession à la magistrature suprême.

Son souhait serait qu’une dame lui succède à la tête du pays et est disposé à s’investir pour « sa dauphine », écrit le quotidien.

La République s’intéresse à la question de l’impunité dans les entreprises publiques. « Les mandataires mauvais gestionnaires, out », titre le journal.

Selon l’enquête de l’IGF, plusieurs griefs sont retenus contre les mandataires des entreprises publiques concernées. Il y a notamment la perception par les gestionnaires d’avantages exorbitants au mépris des dispositions légales et réglementaires, et l’allocation à certaines catégories du personnel d’avantages de toute nature au détriment d’autres catégories d’employés non-bénéficiaires.

Il y a aussi des pratiques maffieuses et magouilles au sein de l’armée, dénonce le Président Tshisekedi, cité par La Tempête des tropiques.

« On se rend compte, en fait, qu'il y a beaucoup de magouilles qui minent nos forces de sécurité. Il s'est développé en même temps que la mafia, ici, la même mafia dans l'armée, dans nos institutions. Il n'y a pas que l'armée et la police. On l'a vu, regardez, au Sénat récemment. C'est toute cette loi de l'omerta, la loi du silence. On tue en silence, on magouille en silence », fait remarquer le journal.

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