Tracasseries des forces de sécurité sur les usagers de la route Bunia-Butembo

Les conducteurs des taxi voitures sur l’axe routier Butembo– Bunia disent en avoir assez des tracasseries de la police de circulation routière ainsi que de l’armée.

A chaque point de contrôle routier, des agents de la circulation routière, communément appelé « roulages » exigent des montants exorbitants allant jusqu’à 10 000 francs congolais (5 USD), affirment ces conducteurs. Des militaires, déployés le long de cette route, font eux aussi payer le passage des véhicules. Ces conducteurs se disent asphyxiés, et plaident pour une intervention urgente des autorités compétentes, afin de leur permettre de travailler en toute quiétude. 

L’un d’eux,  qui a requis l’anonymat, témoigne:
 

« Quand tu quittes la ville de Butembo, le calvaire commence à Mbau. Là, si tu mets juste un pneu ou juste un petit sac sur le capot de la voiture, tu paies 10 000 fracs aux policiers de roulage. Il n’y a aucune quittance ou même un reçu qui est livré après payement.  Le policier prend seulement l’argent et l’empoche. Sur la route de Eringeti, nous payons le même montant, a d’autres agents de la police de la circulation routière.  Et à Luna, à l’entrée de l’Ituri, tu rencontres d’abord des policiers auprès de qui tu laisses encore 10 000 francs ».

Selon ce témoin, même après avoir payé au niveau du guichet unique, cela n’empêche le payement d’autres frais.

« Si ta voiture transporte des personnes, tu paies 13 $de guichet unique. Si tu transportes des marchandises, c’est 23 $. Et les policiers ont haussé le montant de l’argent qu’ils perçoivent illégalement. En Ituri, après Luna, tu arrives à Ndimo. Là ça va quand même, on donne juste un peu. Mais les policiers sont Komanda, à Irumu, Marabo, et à l’entrée de Bunia. A tous ces endroits, nous laissons de l’argent. Et nous arrivons à destination mains bredouilles. Que les autorités nous aident, la police nous tracasse énormément et nous sommes asphyxiés », a-t-il indiqué. 

Contacté, le porte-parole de l’armée en Ituri,  lieutenant Jules Ngongo, met en garde les forces de sécurité qui se rendent coupables d'exactions à l’endroit des usagers de cette route.  Il promet une enquête sur ces allegations, assurant que les coupables subiront la rigueur de la loi.  

 

 

 

 

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