Le Journal : « Désignation du Président de la CENI : Les confessions religieuses ont encore déçu »

Revue de presse du lundi 4 octobre 2021

Le dernier ultimatum lancé aux confessions religieuses pour designer le candidat président de la CENI n’a toujours pas produit l’effet escompté. Voici ce que pensent à ce sujet les journaux parus lundi 4 octobre à Kinshasa :  

« C’est désormais clair et indiscutable que les chefs des confessions religieuses chargées de désigner le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ne sont pas dignes de foi », tranche le quotidien Le Journal.

Réunis samedi 2 octobre 2021 pour tenter d’aboutir à un compromis à la faveur d’un ultimatum de 72 heures leur accordé par le Président de l’Assemblée nationale, les princes d’églises ont essuyé un nouveau fiasco, explique le tabloïd, avant de préciser : « Comme lors des premiers rounds de négociations, le tandem CENCO-ECC est resté intransigeant face à la position aussi radicale des six autres confessions religieuses et ils se sont séparés en queue de poisson ».

Visiblement, renchérit L’Avenir, ce processus diffère de celui de Ronsard Malonda. « Rien de forcing, mais de la mauvaise foi de la part d’une frange de leaders religieux ».

Christophe Mboso a fait preuve de bonne foi et de patience sans faille, en vue de permettre aux confessions religieuses de converger les opinions quant à la désignation de leurs délégués à la Centrale électorale, dont l’un devra succéder à Corneille Nangaa à la tête de cette institution d’appui à la démocratie.

« Hélas, le temps passe, et rien n’est concrétisé ; chacun reste dans sa position, et à ce stade, seule la représentation nationale pourrait trancher, conformément aux instructions du Chef de l’Etat parvenues à Mboso ; celles d’interroger l’Assemblée nationale », déplore le quotidien.

Entre-temps, La Prospérité publie l’intégralité de la déclaration politique de la Dynamique pour une sortie de crise (DYSOC). Dans ce document, « la DYSOC invite le peuple congolais à rester vigilant et mobiliser comme en 2015, pour barrer la route à l’entérinement de M. Denis Kadima à la tête de la CENI et faire échec à l’imposture ». Selon le quotidien, Jean-Pierre Lisanga Bonganga annonce, au nom de la DYSOC, « promet de tout faire pour que le consensus tant réclamé par les deux principales églises, aujourd’hui presque marginalisées, puisse s’imposer sur l’agora politique ».

On est en face d'un radicalisme sectaire, selon l'éditorialiste de Le Potentiel. "L'impossible consen sus n'a pas été au rendez-vous de la dernière chance. L'ultimatum accordé aux confessions religieuses par l'Assemblée nationale a expiré. Le Saint Esprit inspirera-t-il la séance de rattrapage prévue ce lundi ?", s'interroge le journal, avant de conclure:

"Rien n'est moins sûr. Déjà, il faut acter, d'une part, le retard que prendra l'installation des animateurs de la Céni. Et d'autre part, l'entière responsabilité des confessions religieuses. C'est ici le lieu d'indexer les incohérences des religieux et la manipulation par les médias. En effet, tout au début du processus, les confessions avaient défini de rigoureux critères d'éligibilité des animateurs de la Céni. À l'issue du tamisage des candidatures, conduit en toute transparence, un candidat a surclassé de loin tous ses concurrents. C'était donc, à l'unanimité, le meilleur profil pour le job".

Actualite.cd signale par ailleurs que le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a échangé vendredi 1er octobre avec une délégation d’ambassadeurs des pays de l’Union européenne (UE), conduite par Jean-Marc Chataigner, ambassadeur de l'UE en République démocratique du Congo. Ces diplomates étaient eux aussi soucieux de connaitre « les contours des discussions en rapport avec la mise en place de cette nouvelle équipe » dirigeante de la CENI.

7sur7.cd revient sur la journée de samedi au Centre interdiocésain de Kinshasa. « Au moment où tous les représentants des huit confessions religieuses étaient dans la salle, un groupe de musulmans a débarqué pour contester la qualité de Cheick Abdallah Mangala.
Ce groupe estime que seul Youssouf Djibondo dont l'acte de désignation à la tête de la Communauté islamique au Congo (Comico) aurait été publié au Journal officiel comme représentant légal, est qualifié pour prendre part à cette rencontre », rapporte le media en ligne.

En plus des musulmans, un groupe de personnes se réclamant membres de la communauté coopte réclament une place autour de la table des confessions religieuses. « Des coïncidences qui peuvent dire beaucoup », insinue le portail, en se posant cette question : « Cette dernière manœuvre vise-t-elle à brouiller la candidature de Denis Kadima refusée catégoriquement par les catholiques et les protestants ? »

 

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