RDC : 2066 violations graves des droits de l'enfant déjà recensées en 2021(MONUSCO)

2066 violations graves des droits de l'enfant ont été documentés en RDC au cours de l’année 2021, par la MONUSCO à travers son système de surveillance de violation des droits de l’enfant.

C’est ce qu’a révélé, vendredi 19 novembre, la section de protection de l’enfant de la MONUSCO à Goma, dans la province du Nord-Kivu, en prélude de la journée mondiale de l’enfant célébrée le 20 novembre.

Selon la MONUSCO, parmi les victimes, 644 filles et 1305 garçons ont été identifiés.

Le chef de section de la protection de l’enfant de la MONUSCO à Goma, Matthieu Ndongo Koni a ajouté que beaucoup de ces violations sont commises par les groupes armés. Ces derniers sont responsables de 957 cas de recrutement et utilisation d’enfants, 444 cas d’enlèvements et 293 cas de viols.

Mattieu Ndongo Koni affirme que la MONUSCO a mis en place des stratégies  pour combattre ces graves violations des droits de l’enfant.

« La section protection de l’enfant continue son engagement aux côtés du gouvernement, pour mettre fin aux graves violations confirmées qui affectent les enfants. Cet engagement se poursuit dans le cadre du groupe de travail technique conjoint, gouvernement et nations unies. Nous nous engageons à la formation des Forces armées de la RDC et de la police nationale congolaise et même des points focaux des groupes armés sur la prévention et la protection des enfants. Nous faisons aussi un engagement communautaire en sensibilisant, les points focaux des communautés, tels que, les leaders communautaires, les enseignants, les élèves et mêmes les hommes politiques. Bref, tous ceux qui ont de l’influence sur la communauté. Nous travaillons avec le parlement d’enfants en termes de sensibilisation, prévention et de formation à leurs droits. Nous travaillons avec le comité des enfants dans les écoles ainsi que dans les communes », a explicité, Mattieu Ndongo Koni.          

Par ailleurs,  cet officier de la MONUSCO a invité le gouvernement à « rétablir la paix et la sécurité » dans les zones où règnent les tensions armées, afin d’offrir un environnement protecteur à tous les enfants.

La déperdition scolaire, un facteur favorisant les violations graves des droits de l’enfant

La non-scolarisation des enfants, provoquée par la fermeture de certaines écoles à cause de l’insécurité, favorise les crimes contre les enfants dans la region de Beni et Butembo. C’est que révèle le réseau pour les droits de l’homme (REDHO), dans un communiqué publié ce 20 novembre à Butembo.

Cette ong affirme que les enfants sont en déperdition scolaire dans les sous-divisions d’Oicha, Kamango, Bulongo et Kyondo, dans le territoire de Lubero, ainsi que dans les sous-divisions de Ndjipanda-Mangurejipa et Kirumba. 

Elle signale aussi un nombre élevé d’enfants orphelins dans la contrée et une recrudescence de la délinquance juvénile dans les villes de Butembo et Beni.

Face à cette situation, le REDHO recommande au gouvernement congolais, notamment, d’instruire les instances judiciaires à diligenter des enquêtes sur ces graves violations des droits de l’enfant, pour une justice punitive et réparatrice.

A la communauté internationale, cette ONG demande d'appuyer sérieusement la RDC dans la recherche de la paix.

Le réseau pour les droits de l’homme invite, par ailleurs, les enfants à rester vigilants, face aux personnes « mal-intentionnées qui tenteraient de les recruter pour des activités dans les groupes armés ».

 

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