L’Association nationale des parents d’élèves et étudiants du Congo (ANAPECO) a salué mardi 15 juillet la mesure annoncée la veille par le ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, ordonnant le maintien des filles enceintes dans les établissements scolaires de la RDC.
L’ANAPECO soutient cette décision qui, d’après elle, place les élèves, filles et garçons sur un pied d’égalité. Steve Diatezwa, président de l’ANAPECO, explique :
« Nous estimons que c'est une mesure qui est juste, qui ne discrimine pas les filles, parce que les filles-mères ne le deviennent pas seules. C'est toujours avec le concours d'un garçon. Maintenant, le garçon, lui, après avoir commis son forfait, reste quitte. L'État le laisse poursuivre sa scolarité, et maintenant la fille qui est victime, on voudrait la discriminer ».
Selon lui, la jeune enceinte risque d’être victime d’une double exclusion.
« Quel est ce parent qui peut vouloir garder une fille-mère à la maison, la laisser devenir exclue de l'école, pour faire quoi ? Sinon, embrasser le métier le plus vieux du monde ? », interroge Steve Diatezwa ”.
Dans une note circulaire signée lundi 14 juillet, la ministre de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raissa Malu, ordonne le maintien des filles enceintes dans les établissements scolaires.
Selon le document, cette décision vise à garantir leur accès au système éducatif dans le cadre d'une éducation inclusive et de l’égalité des genres en République démocratique du Congo.