À l’approche de la rentrée scolaire 2025–2026, environ 5 000 élèves du primaire et du secondaire, déplacés à la suite des inondations meurtrières du 4 mai 2023 à Bushushu et Nyamukubi, risquent de ne pas reprendre le chemin de l’école. Ces enfants vivent actuellement sur des sites de relocalisation dans le territoire de Kalehe, notamment à Lwako, Katashola (Muhongoza), Mushoneza (Kalehe Centre) et Amani, situé à Bushushu.
Selon Frédéric Marara, président du site de Lwako qui héberge plus de 250 élèves, la situation est critique. L’insécurité persistante dans la région, combinée à une assistance humanitaire insuffisante, empêche les familles de réunir les moyens nécessaires pour l’achat des uniformes et des fournitures scolaires.
« Depuis le 2 décembre 2023, les sinistrés ont été installés au camp de Lwako. Chaque rentrée scolaire est une épreuve. Cette année, beaucoup d’enfants ne pourront pas aller à l’école faute de moyens. Nous lançons un appel à l’aide aux personnes de bonne foi, aux organisations humanitaires et aux acteurs du secteur éducatif pour qu’ils interviennent », a plaidé Frédéric Marara.
Les affrontements entre groupes armés dans les hauts plateaux de Kalehe compliquent davantage la situation. Les écoles locales peinent à se relever, les enseignants sont parfois absents, et les infrastructures restent fragiles.
Face à cette urgence, les leaders communautaires et les responsables éducatifs appellent à une mobilisation rapide pour éviter que des milliers d’enfants ne soient privés de leur droit fondamental à l’éducation.