
Plus de 160 000 enfants sont attendus pour une vaccination contre la rougeole dans les zones de santé de Kirotshe et Katoyi, en territoire de Masisi au Nord-Kivu. Cette campagne, lancée jeudi 26 novembre, se clôture lundi 1er décembre. Depuis le 2 octobre, 2 243 enfants, dont 646 présentant des formes sévères, ont été pris en charge dans une structure dédiée à l’aire de santé de Kachehembe, mise en place par Médecins sans Frontières (MSF), a rapporté l’organisation samedi 29 novembre.
La rougeole s’est propagée rapidement dans ces zones, avec plus de 2 000 cas enregistrés en deux mois, précise Théo Bushala, responsable MSF des activités de vaccination. Tous ces enfants ont bénéficié de soins gratuits et récupèrent.
« Le risque est grand parce que si un enfant n’est pas vacciné, donc il n’est pas protégé non plus contre la rougeole ; et la rougeole c’est une maladie meurtrière chez les enfants. »
Difficultés sur le terrain
Les vaccinateurs, qui parcourent les foyers porte-à-porte, font face à de multiples obstacles. La saison des pluies et le relief montagneux imposent de franchir des sentiers glissants et des vallées escarpées pour atteindre les aires de santé les plus isolées.
Insécurité
Pour de nombreux acteurs sanitaires, cette épidémie résulte directement du conflit armé. Les déplacements massifs ont interrompu la vaccination de routine, laissant des milliers d’enfants vulnérables. Le conflit a aussi détruit les infrastructures, notamment la chaîne de froid dans de nombreux centres de santé, compliquant la conservation et la distribution des vaccins essentiels.







