Combats AFC/M23 - Wazalendo à Walungu : enterrement tardif des civils tués

Les corps des civils tombés dimanche dernier dans le groupement d’Ikoma, dans le territoire de Walungu, lors des affrontements entre l’AFC-M23 et les Wazalendo, ont finalement été enterrés deux jours plus tard. 

L'inhumation s’est produite au retour des habitants du village Bumbalali, qui avaient fui les atrocités en abandonnant les corps de leurs voisins tués par des bombes.

Mardi, à leur retour dans le village, la population a retrouvé les cadavres de leurs co-villageois gisant toujours au sol. Au total, quatre morts : trois à Bumbalali, dans le groupement d’Ikoma, et un autre à Mwendo, dans le groupement de Walungu. Les corps se trouvaient déjà en état de putréfaction, selon un habitant ayant requis l’anonymat.

« Le calme était revenu mardi quand le M23 ont quitté le milieu. Vers 10 heures, nous avons été obligés d’aller là où on avait tué ces gens-là. Les compatriotes tués ont été enterrés le mardi, le dernier à 18 heures passées », a-t-il expliqué.

Lundi, les corps des victimes étaient encore sur le champ, à l’endroit où elles avaient été tuées. L’administrateur de Walungu, sous l’AFC-M23, avait d’abord demandé à la population de ne pas enterrer les corps en attendant l’arrivée des agents de la Croix-Rouge. 

Mais ces derniers, en route, ont entendu des coups de feu et ont rebroussé chemin. Les Wazalendo, apprenant le départ de leurs adversaires, sont également venus dans le quartier pour, selon eux, « faire le constat ». Ils ont tiré quelques balles avant de retourner en brousse. Ce n’est que mercredi que la population a commencé à revenir de manière effective.

Cependant, mercredi, dans la même région, les activités ont été perturbées au marché de Mugogo à la suite des coups de feu tirés dans les environs. Saisie de panique, la population a couru dans tous les sens, causant la perte de plusieurs biens de valeur.