
Treize humanitaires ont été tués, quarante blessés et plusieurs autres enlevés au cours de l’année 2025 dans les provinces de l’Ituri, du Tanganyika, du Maniema, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA).
D’après le rapport de cette institution, le Nord-Kivu demeure la province la plus dangereuse, tandis que le mois de décembre dernier a été marqué par une explosion de la violence au Sud-Kivu.
En 2025, plus de 600 incidents ont visé les acteurs humanitaires dans l’Est du pays.
Le Nord-Kivu détient le triste record de la province la plus risquée, concentrant près de la moitié de cas enregistrés.
Cependant, le Sud-Kivu a surpassé le Nord-Kivu en décembre, concentrant 50 % des incidents du mois, en raison des affrontements et de l’insécurité grandissante sur les axes de distribution.
Toutefois, OCHA précise que toutes les menaces ne sont pas liées aux combats : les cambriolages et vols arrivent en tête, suivis des entraves à la circulation et des actes d’intimidation.
En ce début d’année 2026, ce rapport sonne comme un cri d’alarme, appelant à une protection réelle pour ces humanitaires qui, chaque jour, risquent leur vie pour soulager des populations prises au piège de la crise sécuritaire.








