Réinsertion difficile à Busanza d’environ 50 000 réfugiés retournés de l’Ouganda

Plus de 50 000 personnes retournées de guerre font face à de sérieuses difficultés de réinsertion dans le groupement Busanza, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Ces familles s’étaient réfugiées en Ouganda pour fuir l’occupation de la zone par les rebelles AFC-M23 entre 2022 et 2023.

Après un séjour éprouvant dans les camps de réfugiés, elles ont commencé à rentrer par vagues depuis près de deux ans. Majoritairement agriculteurs, ces retournés ont un besoin urgent d’intrants agricoles pour relancer leurs activités et subvenir à leurs besoins.

Selon le chef de groupement Busanza, ces familles se réinstallent progressivement dans les villages de Kitagoma, Karambi, Nyarukwangara, Shinda, Kakondo et Rubavu. Mais leur réinsertion reste difficile.

Alors qu’il avait laissé des récoltes abondantes lors de sa fuite, l’un de ces retournés témoigne n’avoir rencontré que des champs vides et dévastés :

« J’ai souffert dans le camp des réfugiés. Et lorsque je suis rentré ici, j’ai trouvé que les activités n’allaient pas du tout bien. Nous sommes très nombreux dans ce groupement à avoir souffert dans les camps en Ouganda. Maintenant, j’ai besoin de semences de millet ou de sorgho. Avant de fuir, il y avait du sorgho dans mon champ, mais à mon retour je n’ai rien trouvé. J’ai besoin d’aide pour faire aussi l’élevage des cochons et des chèvres ».

Au-delà de la faim, l’accès aux soins de santé est également préoccupant.

Pour sa part, l’autorité locale lance un plaidoyer urgent pour l’approvisionnement en médicaments dans les structures sanitaires de Busanza afin de sauver des vies.

 

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