Des corps en décomposition aux morgues de l’Hôpital général de référence de Bandundu

Député provincial du Kwilu, Jean Fils Ngaikwomo alerte sur la décomposition des corps aux deux morgues de l’Hôpital général de référence de la ville de Bandundu.

Il appelle depuis deux jours le gouvernement provincial à une intervention immédiate pour restaurer la dignité des défunts et protéger la population.

Des sources de cet établissement hospitalier rapportent que la panne technique des chambres froides, qui dure depuis plusieurs jours, est à la base de cette situation.

Selon des témoignages recueillis sur place, l'état de putréfaction de certains corps est tel que les familles ne peuvent plus utiliser de cercueils classiques, se résignant à utiliser des sacs mortuaires pour le transport des restes.

Cette situation bouleverse des programmes d'obsèques et plonge la communauté dans la désolation.

Risque sanitaire à la veille de la Conférence des gouverneurs

Pour l'élu de la ville de Bandundu, la putréfaction des corps constitue une menace réelle de santé publique. 

« La population est exposée à une éventuelle épidémie », prévient Jean Fils Ngaikwomo, soulignant l'urgence de la situation alors que la ville s'apprête à accueillir la Conférence des gouverneurs des provinces, un événement de portée nationale supervisé par le chef de l'État.

Saisi officiellement par ce député, le gouverneur du Kwilu, Philippe Akamituna, s'est rendu sur les lieux mardi 13 janvier pour évaluer l'ampleur des dégâts.

Vers une réforme de la gestion du service

Le gouverneur du Kwilu a pointé du doigt des failles dans le suivi administratif et technique du service de la morgue de l’Hopital général de référence de Bandundu. 

Il a notamment instruit le maire de la ville d'intégrer systématiquement les responsables de la morgue aux réunions de coordination pour anticiper les pannes.

« Gérer une morgue, c’est gérer une chambre froide ; il faut avoir en stock des pièces de rechange habituelles », a rappelé Philippe Akamituna.

L'autorité provinciale exige désormais des rapports réguliers sur l'état des compresseurs et la stabilité de la desserte en électricité afin d'éviter que ce genre de pannes, devenues récurrentes, ne se reproduisent à l'avenir.

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