Le Quotidien : « Après 40 jours d’occupation, les FARDC reprennent le plein contrôle de la ville d’Uvira »

Revue de presse du mardi 20 janvier 2026

La libération de la ville d’Uvira par les FARDC, la gestion de la crise humanitaire dans l’Est et les nouvelles mesures urbaines à Kinshasa constituent le menu principal des journaux parus ce mardi 20 janvier matin.

Plusieurs médias et journaux reviennent sur le tournant militaire dans le Sud-Kivu. Le Quotidien titre à sa Une : « Après 40 jours d’occupation, les FARDC reprennent le plein contrôle de la ville d’Uvira ». Le tabloïd précise que les forces loyalistes ont débusqué les infiltrés de la coalition AFC/M23-RDF, rétablissant ainsi l'autorité de l'État dans cette cité stratégique.

Pour les autorités congolaises, rapporte l'Agence Congolaise de Presse (ACP), le retrait des forces rwandaises d’Uvira ne saurait être interprété comme un geste d’apaisement. Elles dénoncent des actes de pillage et "un désordre prémédité" de Kigali et de ses alliés du M23. "Ce retrait ne peut être considéré ni comme un acte de bonne foi, ni comme la fin de l’agression", indique le communiqué le gouvernemental consulte par l’agence.

Cette information est relayée par Actualite.cd, qui souligne que l’armée régulière s’attelle désormais à la consolidation de ses positions sur le terrain. Toutefois, le gouvernement reste prudent. 

« L'unité Hibou des FARDC a été visible dimanche 18 janvier 2026 dans la ville d'Uvira en provenance de Baraka en territoire de Fizi », précise 7Sur7.Cd, signalant que quelques véhicules de transport en commun étaient visibles ce lundi dans la ville.

Pour sa part, Le Potentiel rapporte que la Première ministre, Judith Suminwa, « tape du poing sur la table » et exige une sécurisation totale avant d'autoriser tout retour massif des populations.

L'ampleur d'une « tragédie humaine »

La situation des déplacés préoccupe aussi la presse nationale. Infos27 commente les chiffres alarmants fournis par le gouvernement : plus de 267 000 réfugiés et déplacés, dont 250 000 au Burundi et 12 000 enfants non accompagnés.

La ministre d’État Ève Bazaiba, citée par le journal Le Quotidien, qualifie la situation de « tragédie humaine ». Le gouvernement, réuni en urgence, prépare les conditions de retour tout en évaluant l'état des habitations détruites durant l'occupation.