Corridor de Lobito : la RDC, la Zambie et l’Angola lancent une réunion de coordination à Luanda

La République démocratique du Congo (RDC), la Zambie et l’Angola tiennent depuis ce jeudi 5 février à Luanda, capitale angolaise, une réunion inaugurale de coordination, en partenariat avec la Banque mondiale, sur la mise en œuvre du projet stratégique du corridor de Lobito. Cette rencontre de deux jours réunit les ministres des Transports, des Finances et du Commerce extérieur des trois pays, avec pour objectif d’aligner les politiques, coordonner les investissements et mobiliser les partenaires publics et privés.

Présenté comme un levier de croissance économique, de commerce intra-africain et de création d’emplois, le corridor de Lobito relie l’Afrique australe et centrale aux marchés mondiaux. Donnant le coup d’envoi de cette réunion, le président angolais João Lourenço a appelé les États et les partenaires financiers au pragmatisme pour accélérer sa mise en œuvre.

La RDC mise sur une approche globale

Le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a affirmé que la RDC privilégie une approche intégrée du corridor, combinant transports, logistique, énergie, commerce et développement industriel. La première phase prioritaire concerne le tronçon Dilolo-Kolwezi-Tenge.

« Nous avons différentes phases que nous sommes en train d’aborder. La priorité a été de stabiliser la route entre Dilolo et Kolwezi. Bien sûr, c’est un vieux rail que nous réhabilitons avec l’appui du secteur privé. Nous avons obtenu un financement de 110 millions de dollars pour intervenir sur 80 kilomètres de ce tronçon », a-t-il expliqué.

Un levier de développement pour les populations

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur l’appropriation du corridor par les pays concernés et sur la nécessité d’en faire un véritable levier de développement.

« Le corridor de Lobito était souvent perçu comme un projet porté par d’autres. Je suis heureux que désormais les acteurs concernés – Angola, RDC, Zambie – se mettent ensemble avec les partenaires pour réfléchir à ses impacts sur nos populations. Si nous continuons à le considérer uniquement comme une infrastructure de transport, les populations resteront dans l’état où le corridor les a trouvées », a-t-il déclaré.

Réformes pour améliorer le climat des affaires

De son côté, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a rappelé que la RDC mène des réformes pour consolider l’amélioration du climat des affaires, condition essentielle pour attirer les investissements et garantir la réussite du projet.

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