RDC : le dialogue national proposé par Félix Tshisekedi divise

La déclaration du président de la République, Félix Tshisekedi, sur la tenue d’un dialogue national et inclusif continue de provoquer des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile. Alors que le pouvoir défend l’idée d’un forum « souverain et institutionnel », l’opposition et des organisations comme la CENCO dénoncent un format jugé verrouillé. Le Chef de l’État a précisé que ce dialogue se déroulerait sur le sol national, sous la conduite des institutions de la République, dans le respect de la Constitution et des règles démocratiques, et qu’il ne saurait servir à relativiser une agression ni à diluer des responsabilités déjà établies. Mais pour le parti Ensemble de Moïse Katumbi, le processus ne peut être piloté par les institutions actuelles dont il conteste la légitimité, exigeant un médiateur neutre et un ordre du jour axé sur les réformes électorales. Martin Fayulu, de son côté, redoute un « monologue déguisé », exprimant sa méfiance face au format proposé par le président Tshisekedi.

Question :

-Quelle analyse faire de différentes réactions autour de l’organisation d’un dialogue inter congolais tel que le conçoit le Président Felix Tshisekedi ?

Invités :

-Amisi Makutano, député national et président de la Ligue des jeunes de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation. Il est élu de la ville de Kinshasa.

-Hervé Diakiese, avocat. Il est Porte-parole du parti Ensemble pour la République, parti politique de l’opposition.

-Modeste Mbonigaba, Analyste politique et membre de la société civile. Il est auteur de plusieurs ouvrages sur la bonne gouvernance.

 

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