La société civile de Mwenga alerte sur les conditions « désastreuses » des déplacés de Lwindi

La situation des milliers de déplacés internes de la chefferie de Lwindi, installés à Mwenga-centre (Sud-Kivu), est critique. Dans un plaidoyer publié vendredi 6 février, la société civile de Mwenga dénonce leurs conditions de vie « désastreuses » et appelle à l'ouverture urgente d'un couloir humanitaire.

Selon cette organisation citoyenne, ces familles déplacées manquent de tout : abris, eau potable et nourriture. Leurs enfants ne sont plus scolarisés, car les infrastructures scolaires et religieuses sont saturées.

 Occupation des écoles : violation du Droit international humanitaire

La société civile de Mwenga réprimande avec force l'utilisation des écoles et des églises comme abris de fortune. Plus grave encore, elle dénonce le fait que certaines écoles servent de quartiers généraux aux militaires.

« Cette pratique constitue une violation flagrante du Droit International Humanitaire (DIH) », martèlent les acteurs sociaux, appelant les forces armées à libérer ces infrastructures scolaires.

Appel à la cessation des hostilités

Au-delà de l'aide humanitaire immédiate, la société civile insiste sur la nécessité de rétablir la sécurité dans la chefferie de Lwindi. Elle plaide pour la cessation des hostilités dans la zone de conflit ; et le rétablissement d'une paix durable pour permettre le retour volontaire et sécurisé des déplacés dans leurs milieux d'origine.

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