
Le député national Théoveul Lotika monte au créneau pour défendre les travailleurs congolais employés par des expatriés indo-pakistanais et chinois à Kisangani.
Élu de cette ville, il accuse ces établissements d'ignorer délibérément les dispositions du code du travail en RDC, imposant des conditions jugées précaires à leurs employés.
Lors de ses vacances parlementaires, Lotika dit avoir reçu plusieurs plaintes dénonçant des violations flagrantes des droits des travailleurs.
Non-respect du SMIG et horaires abusifs
Selon l'élu de Kisangani, les griefs retenus contre ces employeurs sont nombreux et graves. Ils incluent notamment:
- Le non-respect du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) ;
- Le non-respect des heures de service (journées de travail allant de 6h00 à 18h00) ;
- Le travail forcé lors des jours fériés.
Plaidoyer auprès du ministère du Travail
Face à cette situation, Théoveul Lotika a rencontré, jeudi dernier, le ministre du Travail et de l'Emploi pour solliciter une intervention rapide.
« Il a été très réceptif, il a compris notre démarche, voilà pourquoi il a promis que dans les jours à venir il finira par sortir un communiqué allant dans le sens d’appeler ces responsables des établissements à respecter le code du travail », a déclaré le député au micro de Radio Okapi.
Lotika prévient que si aucune mesure concrète n'est prise sur le terrain pour améliorer les conditions socio-économiques des travailleurs congolais, il n'hésitera pas à initier des actions parlementaires dès la prochaine session.







